[PS Vita] NIL・ADMIRARI NO TENBIN TEITO GENWAKU KITAN

NIL・ADMIRARI NO TENBIN TEITO GENWAKU KITAN est un jeu de romance uchronique développé par IDEA FACTORY et édité par OTOMATE, sorti au Japon le 21 avril 2016 sur PS Vita.

Auras et mare mono

NIL ADMIRARI NO TENBIN TEITO GENWAKU KITAN

Menu du jeu.

L’histoire se déroule à l’an 25 de l’ère Taishō (qui dans la réalité n’a duré que quinze ans).
Pour sauver sa famille de la ruine, Kuze Tsugumi accepte d’épouser un homme dont elle ne connaît que le nom. Mais après que son jeune frère est mystérieusement trouvé immolé par le feu, un livre entre les mains, elle fait la rencontre, encore sous le choc, de deux membres du Fukurō, un organisme d’état chargé de mettre la main sur les mare mono, des livres ayant un impact particulier sur le lecteur. Les mare mono émettent une aura que peu de gens sont capables de voir et il se trouve que Tsugumi, suite à l’incident impliquant son jeune frère, est devenue capable de voir ces auras. Elle décide alors d’abandonner sa cage dorée pour découvrir le monde extérieur.

Ennuis et déceptions

NIL ADMIRARI NO TENBIN TEITO GENWAKU KITAN

Akira, Hisui et Hayato.

J’ai commencé par la route du personnage qui m’a poussé à acheter le jeu : Akira. L’histoire, sur fond de trahison, n’est pas mauvaise mais le malaise d’Akira inhibe bien trop la romance qui n’intervient qu’à la toute fin. Dommage. Après cette déception, j’avais peu envie de continuer avec Hisui et son air chérubin mais sa route s’est avérée moins légère que ce que je craignais. Au contraire, l’air innocent de Hisui cache une personnalité bien plus sombre et plus complexe. Bonne surprise, donc. Par contre, Shōgo est aussi insupportable qu’il en a l’air. Sa route a été la plus pénible à suivre mais un personnage secondaire a rendu la fin assez intéressante. La route de Shizuru est ma préférée malgré la fâcheuse tendance de l’écrivain à utiliser des mots français et des surnoms stupides. J’ai aimé la jalousie qui l’anime et son côté dérangé à la fin de l’histoire. Ensuite j’ai trouvé longue et ennuyante au possible la route de Rui et le personnage lui-même était assez plat. Enfin la route d’Hayato n’était pas extraordinaire non plus. Hayato est sympathique et très attirant mais j’ai trouvé que Nabari Yutaka prenait bien trop de place dans sa route.

Sept routes à suivre

NIL ADMIRARI NO TENBIN TEITO GENWAKU KITAN

Shōgo et Shizuru.

Le système de jeu est basique. Vous faites vos choix et une balance vous indiquera si vous vous dirigez du côté de la bonne ou de la mauvaise fin. Après un début d’histoire commun à tous les personnages, le jeu vous propose de choisir une route. Il y en a sept à suivre. Au début du jeu, seules quatre sont accessibles : celles de Kōgami Akira, Hoshikawa Hisui, Ukai Shōgo et Migawa Shizuru. Celle de Sagisawa Rui se débloque quand vous avez terminé les quatre premières et celle d’Ōzaki Hayato se débloque quand vous avez achevé celle de Rui. Puis dans la route d’Hayato, vous pouvez ensuite bifurquer sur celle du personnage mystère qui aurait mérité une route à part entière.

Féministe mais pas trop

NIL ADMIRARI NO TENBIN TEITO GENWAKU KITAN

Hayato et Rui.

Une histoire qui se déroule dans l’ère Taishō pouvait nous faire espérer une héroïne forte mais Tsugumi, même si on peut lui reconnaître beaucoup de bonne volonté et un fort désir d’indépendance, reste assez passive, comme la majorité des héroïnes d’Otomate. En revanche, du côté des personnages secondaires, on saluera des personnages plus que bienvenues : la flamboyante Tokomiya Shiori qui dirige le Fukurō et la pétillante Masaki Koruri, apprentie journaliste.
Du côté des personnages masculins, presque tous clament ne pas vouloir faire de discriminations sexistes mais leurs actes finissent bien sûr par aller à l’encontre des belles paroles. Le jeu se veut féministe mais on ne sort pas des sentiers battus.

Bonnes prestations

NIL ADMIRARI NO TENBIN TEITO GENWAKU KITAN

Hayato, Shōgo, Shizuru, Hisui, Rui, Akira et Tsugumi.

L’opening theme, sanctuary, interprété par Annabel est assez agréable à entendre mais ne laisse pas un souvenir impérissable. L’ending theme, Honoo no tori, par Suara n’est pas trop mal non plus. Les musiques du jeu collent bien à l’ambiance et restent longtemps en tête. J’ai particulièrement aimé la piste 13, Kyūchō no hangeki.
Du côté des seiyū, Kaji Yūki (Hayato), Okamoto Nobuhiko (Akira), Ōsaka Ryōta (Hisui) et Kimura Ryōhei (Shōgo) livrent de bonnes prestations mais j’ai particulièrement été emballée par Suzumura Ken’ichi (Shizuru) qui décidément excelle dans ce genre de rôle mielleux. Sakurai Takahiro a aussi été très bon quand il s’agissait d’exprimer la colère de Rui. Le reste du temps, c’était un peu plat à l’image du personnage. Mon plus grand bonheur a été d’entendre l’excellent Midorikawa Hikaru qui m’a fait amèrement regretter que Nabari Yutaka n’ait pas eu une route digne de ce nom.

Site officiel : http://www.otomate.jp/nil-admirari/

[PC] Angel Beats!-1st beat-

Angel Beats!-1st beat- est un jeu développé par Key et édité par VisualArt’s. Sorti au Japon le 26 juin 2015 sur PC, ce jeu d’aventure est l’adaptation de l’anime Angel Beats!.

Departure

Menu du jeu.

Menu du jeu.

Vous incarnez Otonashi Yuzuru qui se réveille, amnésique, en pleine nuit au beau milieu d’une école. À ses côtés, se tient Nakamura Yuri qui lui souhaite la bienvenue et tente de l’enrôler dans son organisation : le Shinda Sekai Sensen. Face à l’incompréhension d’Otonashi, elle lui annonce également que sa présence dans ces lieux signifie qu’il est mort et que s’il ne fait rien, Dieu le fera disparaître. S’il ne veut pas disparaître, il doit se battre contre celle que Yuri appelle Tenshi, l’ennemie du Shinda Sekai Sensen. Otonashi est sceptique et l’arrivée en fanfare d’Hinata n’arrange pas les choses. Otonashi décide d’aller voir Tenshi qui se présente, non pas comme un ange, mais comme la présidente du conseil des étudiants. Alors qu’Otonashi croit que la situation est redevenue normale, Tenshi lui annonce, elle aussi, qu’il est mort. Otonashi s’énerve et demande à Tenshi de lui prouver qu’il est mort. Celle-ci s’exécute et le poignarde à la poitrine. Eh oui, le jeu commence comme l’anime et suit plutôt fidèlement son histoire. Il y a tout de même de petites différences que j’évoquerai un peu plus bas.

Guild

Noda va vous faire passer un sale quart d’heure à l’infirmerie.

Noda va vous faire passer un sale quart d’heure à l’infirmerie.

Dans mon article consacré à l’anime Angel Beats!, j’écrivais : « On connaît finalement peu de choses voire rien du tout sur certains personnages. » Le tort est réparé dans Angel Beats!-1st beat-. Ce premier épisode vous propose de suivre les routes de Yui, Iwasawa et Matsushita. Si on connaissait déjà l’histoire de Yui (épisode Goodbye Days) et d’Iwasawa (épisode My Song), on connaissait peu de choses sur Matsushita. En suivant sa route, vous saurez tout sur sa vie, sa mort et le regret qui le retient dans le monde des morts. Vous n’apprendrez rien de neuf sur Yui et Iwasawa mais en suivant la route de cette dernière, vous pourrez changer le cours de l’histoire en empêchant Iwasawa de disparaître. Et attention, vous pourrez même développer une relation entre Otonashi et Iwasawa. Rires et larmes garantis. Si les autres personnages n’ont pas (encore) leurs propres routes, vous pouvez tout de même suivre l’homo route et voir des scènes improbables avec Otonashi, Hinata et même Noda. Ne vous excitez pas trop, il n’y a rien de sérieux, c’est juste pour rire.

Day Game

Fujimaki, Takamatsu et Yuri.

Fujimaki, Takamatsu et Yuri.

Bon, le gameplay des visual novels, vous connaissez : on lit l’histoire, et de temps en temps, il vous faut choisir une réponse ou une action qui aura une conséquence sur le déroulement de l’histoire. Dans le menu EXTRA, vous pouvez consulter les images que vous avez débloquées au fur et à mesure dans la section Graphic et écouter l’O.S.T. et autres chansons d’Angel Beats! que vous aurez débloqués dans la section Music. Il y a une troisième section intitulée Record. C’est un peu comme des hauts faits et il y en a 200 à trouver. Certains, comme le numéro 001 « être appelé Otonashi », sont faciles à trouver. D’autres, comme le numéro 030 « triangle amoureux avec Hinata et Noda » sont plus difficiles à décrocher. Pour cela, il faut s’armer de patience et essayer tous les choix possibles même ceux qui semblent loufoques. Pour vous aider, vous avez 1000 emplacements de sauvegarde. N’hésitez surtout pas à les utiliser !

Favorite Flavor

La map de du monde des morts.

La map de du monde des morts.

Les lieux sont les mêmes que ceux de l’anime et j’ai eu beaucoup de plaisir à les retrouver : la cour de l’école, l’infirmerie, le bureau du principal où se réunissent les membres du Shinda Sekai Sensen, le réfectoire où ils prennent leurs repas, la Guild… À moins de choisir de partager votre chambre avec un NPC (ce qui vous mènera évidemment vers une BAD END), vous dormez avec Hinata qui vous demandera régulièrement si vous préférez passer du temps avec lui ou vous débrouiller tout seul. Si vous choisissez la deuxième option, la carte du monde des morts s’affiche et vous pouvez cliquer sur le nom du personnage que vous souhaitez aller voir. Matsushita se trouve régulièrement derrière le gymnase, Iwasawa dans la salle de classe où les Girls Dead Monster répètent, Yuri dans le bureau du principal rebaptisé OPERATION ROOM, Noda au bord de la rivière et Yui sur le parking. Certains lieux comme le réfectoire, les bains ou encore la bibliothèque sont propices aux hauts faits.

Next beat

De gauche à droite : Irie, Otonashi, Hisako, Iwasawa et Sekine.

De gauche à droite : Irie, Otonashi, Hisako, Iwasawa et Sekine.

La musique, signée ANANT-GARDE EYES et Maeda Jun (le même qui a écrit le scénario d’Angel Beats!), est la même que celle de l’anime. Je ne m’en lasse pas tellement c’est beau. J’ai eu un énorme coup de cœur pour l’opening theme, Heartily Song, interprété par Lia et l’ending theme, Subete no owari no hajimari, interprété par Suzuyu. On retrouve le même casting que pour l’anime au doublage avec, entre autres, Kamiya Hiroshi (Unno Rokurō dans BRAVE10) qui prête sa voix à Otonashi et Ogata Megumi (Al Bowen dans PROJECT ARMS) qui double Naoi Ayato. J’avais adoré le personnage de Naoi dans l’anime mais je l’ai moins aimé ici : il m’a paru plus stupide. Dans les rôles secondaires, on peut noter Midorikawa Hikaru (Tamahome dans Fushigi Yūgi) derrière Fish Saitō et Seki Tomokazu (Chichiri dans Fushigi Yūgi) dans le rôle d’Igarashi. J’ai vraiment adoré les entendre.

Si vous avez aimé Angel Beats!, vous adorerez Angel Beats!-1st beat-. Quand j’ai commencé à y jouer, j’ai eu peur de m’ennuyer, je pensais que ça n’allait rien apporter à l’anime. Au final, j’ai beaucoup ri et beaucoup pleuré. J’ai été comblée et j’attends avec impatience les 5 autres jeux prévus.

Site officiel : http://key.visualarts.gr.jp/angelbeats/

[PS Vita] AMNESIA LATER×CROWD V Edition

AMNESIA LATER×CROWD V Edition est un jeu développé par DESIGN FACTORY et édité par IDEA FACTORY. Sorti au Japon le 16 octobre 2014 sur PS Vita, ce jeu de romance est le portage des jeux AMNESIA LATER et AMNESIA CROWD sur PSP.

Après l’amnésie : suspense, travail, amour, etc.

TOP MENU du jeu

TOP MENU du jeu

Le jeu s’ouvre sur un TOP MENU à partir duquel vous devez choisir le jeu auquel vous souhaitez jouer. Pour la cohérence de l’histoire, je vous conseille de jouer en premier à AMNESIA LATER puis à AMNESIA CROWD. Dans AMNESIA LATER, le jeu se découpe en cinq modes. Le premier est appelé NEW WORLD et doit être achevé pour avoir accès aux suivants : AFTER STORY, WAKA SAN WORLD et GIRLS PARTY. Lorsque ces quatre modes sont achevés, le dernier, ORION, se dévoile. Dans AMNESIA CROWD, le jeu se découpe en quatre modes : SUSPENSE, WORKING, LOVE et etc. Le mode SUSPENSE commence, comme dans AMNESIA, dans une autre dimension avec Orion qui, après avoir parlé un peu, propose de choisir entre les cinq garçons : Shin, Ikki, Kent, Tōma et Ukyō. Dans le mode WORKING, il y a cinq mini-games et onze mini-events. Le mode LOVE est composé de deux parties : AFTER STORY et COMMUNICATION. Dans l’AFTER STORY, l’histoire se passe après celle d’AMNESIA LATER et dans la partie COMMUNICATION, le garçon de votre choix propose un rendez-vous à l’héroïne. Enfin le mode etc. n’en est pas vraiment un. Il y a là aussi deux parties : ORION et TRUMP. En choisissant ORION, on tombe sur un mini menu où on peut papoter avec Orion, débloquer les onze mini-events du mode WORKING, faire un quizz pour tester ses connaissances sur AMNESIA ou donner un nom à Orion devenu humain. En choisissant TRUMP, on peut jouer au poker ou au blackjack avec le garçon de son choix.

Les garçons et le nouveau personnage

Orion dans AMNESIA LATER.

Orion dans AMNESIA LATER.

Dans AMNESIA LATER, à part dans le mode NEW WORLD, l’héroïne n’est plus amnésique. Du coup, Orion perd un peu sa fonction de narrateur. Shin rencontre quelques difficultés dans sa relation avec l’héroïne ; Ikki ne joue plus au playboy et doit convaincre le père de l’héroïne qu’il est sincèrement amoureux d’elle ; Kent semble moins froid mais parle toujours de façon monocorde ; Tōma est toujours prêt à tout pour protéger l’héroïne et enfin Ukyō fait de son mieux pour que sa double personnalité ne vienne pas gêner le couple qu’il forme avec l’héroïne. À part papoter au sujet des garçons, Sawa, Mine et Rika ne servent pas à grand-chose. Quant à Waka, quelle que soit sa personnalité, il va protéger voire courtiser l’héroïne. Dans AMNESIA CROWD, l’héroïne redevient ce qu’elle était dans le premier jeu : amnésique. C’est une bonne chose car dans AMNESIA LATER, elle avait retrouvé la mémoire et Orion n’avait donc plus de raison d’apparaître. On retrouve donc dans ce jeu un Orion plus drôle et mignon que jamais.

Plus de parameter mais on se connect

Shin dans AMNESIA LATER.

Shin dans AMNESIA LATER.

Le gameplay est le même pour les deux jeux : les personnages parlent à l’héroïne et de temps en temps, il faut choisir une réponse ou une action qui aura une conséquence sur le déroulement de l’histoire. Quand le jeu est en pause, un menu s’affiche et offre entre autres de sauvegarder mais ne propose plus le parameter. Dans AMNESIA LATER, de petites choses ont été rajoutées : par exemple, après le générique de début, l’écran qui nous invite à appuyer sur START, présente de façon aléatoire l’image d’un des cinq prétendants. Dans AMNESIA CROWD, il y a une petite nouveauté dans le mode SUSPENSE qui s’appelle connect. Lorsque l’héroïne n’est pas en compagnie de son amoureux et qu’un marqueur connect apparaît en haut à droite de l’écran, elle peut le contacter.

Kimono et tenues décontractées

Kent et Ikki dans AMNESIA CROWD.

Kent et Ikki dans AMNESIA CROWD.

Dans AMNESIA LATER, on retrouve les costumes du jeu précédent et d’autres, plus sympathiques, ont été ajoutés. Dans le mode NEW WORLD, pour aller admirer les lucioles, les personnages portent des kimono. J’ai particulièrement aimé ceux d’Ikki et Ukyō. Dans le mode AFTER STORY, les cinq garçons portent des tenues qui sont plus décontractées et qui leurs vont à merveille. Dans le mode LOVE d’AMNESIA CROWD, l’histoire se passe des années après AMNESIA LATER. Les personnages ont donc vieilli et leurs tenues mais aussi leurs apparences physiques ont changé. On découvre donc pour chaque garçon deux nouvelles tenues qui restent assez extravagantes mais qui sont tout de même plus sobres comparées aux tenues qu’on connaissait déjà.

Pas de changement musical

Tōma dans AMNESIA CROWD.

Tōma dans AMNESIA CROWD.

La musique est la même que celle d’AMNESIA. Ça passe encore pour le mode SUSPENSE d’AMNESIA CROWD mais pour le reste, ils auraient peut-être pu faire quelque chose de plus léger qui se serait un peu plus prêté à l’ambiance plus légère des deux jeux. Côté doublage, on retrouve les mêmes seiyū : Shin est doublé par Kakihara Tetsuya (Sarutobi Sasuke dans BRAVE10), Ikki par Taniyama Kishō (Takahashi Takahiro dans Junjō Romantica), Kent par Ishida Akira (Hiwatari Satoshi dans D・N・ANGEL), Tōma par Hino Satoshi (Sai dans NARUTO shippūden), Ukyō par Miyata Kōki (Chikura Anri dans Angel’s Feather) et Orion par Igarashi Hiromi (Fujioka Misaki dans Another). Le nouveau venu d’AMNESIA CROWD, Luka, est doublé par Hosoya Yoshimasa (Asahina Yūsuke dans BROTHERS CONFLICT).

Pour finir, je dirai que les histoires d’AMNESIA LATER sont bien ennuyeuses sauf celles d’Ikki, Ukyō et Orion qui ne sont pas pour autant extraordinaires. Heureusement, AMNESIA CROWD est, dans l’ensemble, moins ennuyeux : les histoires et les mini-games sont même assez amusants. Mais une fois de plus, je ne recommande le jeu qu’aux plus grands fans d’AMNESIA.

Site officiel : http://www.otomate.jp/amnesia/later_crowd/

[PS Vita] AMNESIA World

AMNESIA World est un jeu développé par DESIGN FACTORY et édité par IDEA FACTORY. Sorti au Japon le 22 mai 2014 sur PS Vita, ce jeu de romance est la suite du jeu AMNESIA CROWD.

Études, musique et enquêtes

Menu du jeu.

Menu du jeu.

On retrouve notre héroïne amnésique et ses amis dans cinq nouvelles aventures. Au début du jeu, seul le NORMAL WORLD est débloqué. Il faut donc commencer par là. Tout débute, comme d’habitude, avec le monde parallèle mais surprise, ce mode de jeu se présente comme un plateau de jeu sur lequel on doit déplacer l’héroïne de case en case. L’histoire de NORMAL WORLD, c’est à peu près la même que celle d’AMNESIA à une différence près : l’héroïne n’est pas accompagnée d’Orion mais d’un autre esprit appelé Nova. Et devinez quoi ? Nova est entré en collision avec l’esprit de l’héroïne et les voilà tous deux amnésiques. Là, on se dit que le jeu commence mal : DESIGN et IDEA FACTORY se moquent de nous. Heureusement, le NORMAL WORLD n’est qu’une partie du jeu qui sert à débloquer les modes suivants. Dans le mode SCHOOL WORLD, Orion est de retour pour mon plus grand plaisir. Fini les maid et shitsuji, l’héroïne est étudiante dans un lycée avec ses amis Shin, Ikki, Kent, Tōma et Ukyō mais aussi Sawa et Mine. On a l’impression de jouer à un nouveau jeu et ça, c’est bien joué de la part de DESIGN et IDEA FACTORY. Après avoir étudié un peu, Shin, Ikki, Kent, Tōma et Ukyō se transforment en artistes avec l’aide de l’héroïne dans la live house tenue par un WAKA surexcité. C’est l’occasion de transformer AMNESIA WORLD en un jeu de rythme comme je les aime. Le tout accompagné de belles chansons ; c’est encore un bon point pour DESIGN et IDEA FACTORY. Quand les garçons et l’héroïne ont tous fini leurs petits concerts, ils deviennent des chibi détectives dans le CRIMINAL WORLD. Mis à part un moment ridicule impliquant des chats nommés Heart, Spade, Clover, Diamond et Joker doublés par vous aurez compris qui, c’est encore une fois un mode amusant qui donne l’impression de jouer à un nouveau jeu. Et c’est le dernier bon point de DESIGN et IDEA FACTORY. Car le SECOND WORLD, lui, ne m’a pas plu. Ça se présente comme la suite du NORMAL WORLD et voilà notre héroïne éplorée à l’idée d’avoir perdu Orion et Nova.

Waka, Waka

Le mode NORMAL WORLD se présente comme un plateau de jeu.

Le mode NORMAL WORLD se présente comme un plateau de jeu.

Je ne vais pas parler des personnages récurrents, pas trop du moins. Je préfère parler de Nova. Nova, c’est un personnage qui a tout pour être sympathique et pourtant il ne m’a pas plu. Je ne l’ai pas trouvé particulièrement séduisant, pas attachant et beaucoup moins drôle qu’Orion. Je ne comprend pas pourquoi DESIGN et IDEA FACTORY ont choisi de créer ce personnage. Même ce qui se dit dans l’histoire du SECOND WORLD ne l’explique pas. En fait, j’ai plutôt envie de parler de Waka. Que fait Waka dans AMNESIA WORLD ? Il parle le kansai-ben pour mon plus grand plaisir dans NORMAL WORLD. Dans le SCHOOL WORLD, il est le directeur au multiples personnalités. Et malheureusement, dans le MUSIC WORLD, il était trop excité à mon goût. Dans le mode SCHOOL WORLD, Shin était égal à lui-même : asocial, spartiate et un brin tsundere. Ikki, pour une fois, ne s’est pas trop plaint de trop attirer les filles et Tōma n’a pas sorti de cage. Comme Shin, Kent était fidèle à lui-même : soporifique. J’ai vraiment lutté pour garder les yeux ouverts quand il s’agissait de Kent. Luka, le frère de Rika, était présent, lui aussi, plus ridicule que jamais. On s’en serait passé.

Point-and-click en rythme

Le parameter d’AMNESIA WORLD.

Le parameter d’AMNESIA WORLD.

Côté gameplay, j’ai déjà signalé le mode NORMAL WORLD qui se présente comme un jeu de plateau. Dans le mode SCHOOL WORLD, le parameter fait son grand retour sous une forme un peu différente. Il ne s’agit plus de mesurer l’affection, la confiance, la suspicion et encore moins la jalousie mais la condition physique, la mémoire, les connaissances scolaires et la condition générale de l’héroïne. Dans le mode MUSIC WORLD, il y a un jeu de rythme tout ce qu’il y a de plus classique : il faut appuyer sur le bon bouton au bon moment. Enfin, dans le mode CRIMINAL WORLD, on a un peu de point-and-click. Personnellement, je trouve ça super d’avoir autant de choses dans un seul jeu. Parce que se contenter de lire et de faire un choix toutes les trente minutes, quand l’histoire est creuse, c’est long. C’est même soporifique dans le cas de Kent. C’est, bien sûr, le jeu de rythme que j’ai préféré : en mode HARD, il faut avoir les yeux bien ouverts et les doigts vifs.

Un peu de fanservice

Orion dans le mode SCHOOL WORLD.

Orion dans le mode SCHOOL WORLD.

Du côté des costumes et des décors, j’ai été gâtée. DESIGN et IDEA FACTORY ont bien compris que j’étais lasse de revoir toujours les mêmes vêtements surchargés, toujours le même café et les personnages toujours dans le même rôle. Alors dans le mode NORMAL WORLD, j’ai eu droit à un peu de fanservice avec les garçons habillés en prince. Puis dans le mode SCHOOL WORLD, les personnages portaient un bel uniforme scolaire plutôt sobre. Mention spéciale pour Ukyō qui est infirmier et porte donc une belle blouse blanche raccommodée. Et dans le mode MUSIC WORLD, les costumes de scène étaient très beaux aussi. En fait, les vêtements les plus moches, c’est ceux qu’ils portent tous les jours depuis AMNESIA. Pour les décors, c’est ceux de l’école et du bureau de détective que j’ai préférés.

L’affaire Ishida Akira

De gauche à droite : Kent, Tōma, Shin, Ikki et Ukyō.

De gauche à droite : Kent, Tōma, Shin, Ikki et Ukyō.

Les opening et ending themes sont toujours aussi mauvais. La musique de l’opening n’est pas mal mais je n’ai pas aimé le chant. En fait, depuis AMNESIA, j’ai l’impression de toujours entendre les mêmes opening et ending themes. Les musiques du jeu sont toujours les mêmes mais elles, au moins, sont plutôt efficaces et collent bien à l’ambiance du jeu. Ce qui est intéressant dans AMNESIA WORLD, c’est les chansons qu’on peut entendre dans le mode MUSIC WORLD. J’ai eu un gros coup de cœur pour la chanson calling me interprétée par Shin. Lonely starlight d’Ikki et transparent miracle d’Ukyō étaient pas mal. Sincerity de Tōma était très moyenne. Et Kent, il a chanté quoi ? Ben Kent, il a rien chanté car son doubleur, Ishida Akira, a décidé depuis 2002, pour une quelconque raison, de ne plus chanter. Alors, il s’en tire avec quelques monologues mais sérieusement, quand on aime un personnage, on a envie de l’entendre chanter pas juste réciter trois phrases sur une petite musique. Bon, j’aime pas Kent alors je me moque de ne pas l’entendre chanter mais je trouve ça nul qu’un des personnages ne chante pas.

S’il y a bien un jeu de la série AMNESIA que je vous recommande, c’est celui-ci. Laissez tomber AMNESIA LATER et AMNESIA CROWD qui ont un intérêt très limité et jouez à AMNESIA WORLD. Vous allez vous amuser.

Site officiel : http://www.otomate.jp/amnesia/world/

[PS Vita] AMNESIA V Edition

AMNESIA V Edition est un jeu développé par DESIGN FACTORY et édité par IDEA FACTORY. Sorti au Japon le 19 décembre 2013 sur PS Vita, ce jeu de romance est le portage du jeu AMNESIA sur PSP.

Héroïne amnésique

Menu du jeu.

Menu du jeu.

C’est l’histoire d’une jeune fille, incarnée par le joueur ou la joueuse, qui se réveille dans une autre dimension en présence d’un esprit appelé Orion. Ce dernier est entré en collision avec l’âme de l’héroïne. Conséquence : l’héroïne est amnésique et Orion est lié à son âme jusqu’à ce qu’elle retrouve la mémoire. Une fois que tout ça a été expliqué, l’héroïne doit retourner dans son monde. Quatre choix s’offrent alors à elle : le monde du cœur, le monde du pique, le monde du trèfle et le monde du carreau qui correspondent à quatre personnages : Shin, Ikki, Kent et Tōma. Une fois que les bonnes fins de ces quatre mondes sont débloquées, le monde du joker est débloqué (le personnage correspondant est Ukyō). Une fois le monde choisi, l’histoire commence systématiquement le premier août et se déroule jusqu’à la fin du mois. Jour après jour, vous découvrez la vie quotidienne de l’héroïne et au fur et à mesure qu’elle interagit avec les autres personnages, des fragments de mémoire lui reviennent. Elle est accompagnée d’Orion, coincé dans son esprit, qui la guide et qui ne peut s’empêcher de tout commenter d’une façon très drôle. Les autres personnages ne peuvent bien sûr ni voir ni entendre Orion.

Vous l’avez compris, l’histoire est strictement la même que celle du jeu PSP. Les quelques petites différences se trouvent dans le menu du jeu. Ainsi, si vous choisissez ALBUM, vous tomberez sur la même galerie que celle du premier AMNESIA, avec une image supplémentaire à découvrir. Les images ornées d’une rose sont interactives : posez votre doigt sur certaines parties de l’écran pour entendre les cinq garçons du jeu vous dire des mots doux. Dans la partie MINI GAME, vous pouvez jouer au jankenpon et au air hockey avec Shin, Ikki, Kent, Tōma et Ukyō. Dans MEMORIES et EXTRA, il y a une histoire courte pour chaque garçon. Les histoires courtes d’EXTRA sont les mêmes que celle du premier AMNESIA.

L’asocial, le playboy, l’intello, le possessif et le schizo

Orion est entré en collision avec l’âme de l’héroïne.

Orion est entré en collision avec l’âme de l’héroïne.

Les personnages ne sont plus à présenter mais pour ceux qui ne les connaissent pas voici ce qu’on peut en dire. L’héroïne est amnésique, étudiante en psychologie. Orion, lui, est un esprit qui a l’apparence d’un garçon de dix ans. Gentil et enjoué, il est l’élément comique du jeu et a un peu la fonction de narrateur. Shin est l’ami d’enfance de l’héroïne, plus jeune qu’elle d’un an. Il est asocial, spartiate et un brin tsundere mais aime sincèrement l’héroïne. Ikki a l’air d’un playboy au premier abord. Ses yeux ont une sorte de pouvoir magique : toute fille qui le regarde dans les yeux tombe amoureuse de lui. Il a un fanclub composé uniquement de filles qui sortent tour à tour avec lui pendant trois mois. L’héroïne, elle, reste insensible à sa magie et il finit par tomber amoureux d’elle. Kent, c’est l’intello qui donne des cours particuliers de mathématiques à l’héroïne. Il semble froid et parle de façon monocorde. Amoureux d’elle, il devient son petit-ami mais ils ne cessent de se disputer jusqu’à ce que l’héroïne perde la mémoire. Comme Shin, Tōma est un ami d’enfance de l’héroïne. Il est le plus âgé des trois et tient donc le rôle du grand frère. Il est, évidemment, lui aussi amoureux de l’héroïne et est prêt à tout pour la protéger voire la posséder. Même à l’enfermer dans une cage. Enfin Ukyō est LE personnage psychologiquement torturé. Lui et l’héroïne ne pouvant exister dans le même monde, il a expérimenté diverses façons de mourir. Il finit par développer une double personnalité : le doux et gentil Ukyō prêt à tout pour sauver l’héroïne qu’il aime et Ukyō, le fou, le haineux qui tue l’héroïne pour sauver sa peau. Les personnages secondaires : Sawa, la meilleure amie de l’héroïne, Mine, une collègue du café où travaille l’héroïne, Waka, le patron de ce café, et Rika, la présidente du fanclub d’Ikki sont également très intéressants, particulièrement Waka qui change de personnalité dans chaque monde.

Affection, confiance, suspicion et jalousie

Les trois jauges du parameter pour tous les personnages excepté Tōma.

Les trois jauges du parameter pour tous les personnages excepté Tōma.

Le gameplay n’a bien sûr pas changé : les personnages parlent à l’héroïne et de temps en temps, il faut choisir une réponse ou une action qui aura une conséquence sur le déroulement de l’histoire. Quand on met le jeu en pause, un menu s’affiche et propose de sauvegarder, de retourner au menu principal mais surtout, il propose le parameter. Le parameter se compose de quatre jauges : une pour l’affection, une pour la confiance, une pour la suspicion d’amnésie et une pour la jalousie. L’affection mesure les sentiments du garçon choisi pour l’héroïne et la confiance mesure la confiance mutuelle du couple. Pour la suspicion, il s’agit de savoir si le garçon choisi se doute ou pas de l’amnésie de l’héroïne. Enfin, la dernière jauge est uniquement pour Tōma : elle mesure sa jalousie. Et sachez-le, elle est au max dès le début.

Décors sobres, costumes chargés

Shin et l’héroïne.

Shin et l’héroïne.

L’histoire se passe dans une ville lambda, les décors représentent donc un quartier, une rue, une gare, un café, un parc, les lieux où vivent les personnages, etc. À part de beaux cerisiers en fleur, il n’y a rien d’extraordinaire et il ne se dégage pas d’ambiance particulière. Mais si les décors sont plutôt sobres, c’est tant mieux car les costumes, eux, sont assez chargés, en particulier celui de Kent. Il y a des carreaux, des rayures, des lacets, des boucles de ceintures, des pantalons bicolores et des accessoires en tout genre. J’aurais préféré des vêtements plus normaux, plus simples qui ne fassent pas tant cosplay. En revanche, j’ai beaucoup aimé l’uniforme que portent les employés du café de Waka. L’uniforme des garçons, en particulier, est plutôt simple mais classe. C’est la tenue que je préfère pour Shin, Ikki, Kent et Tōma.

Pas d’effort côté musique

Taniyama Kishō double Ikki.

Taniyama Kishō double Ikki.

AMNESIA V Edition n’a pas conservé les chansons d’opening et d’ending du premier jeu. Et comme pour tous les jeux précédents, on a encore eu droit à un opening et un ending vraiment insipides. Rien qui reste agréablement en tête. Côté doublage, on retrouve Kakihara Tetsuya (Sarutobi Sasuke dans BRAVE10) pour Shin, Taniyama Kishō (Takahashi Takahiro dans Junjō Romantica) pour Ikki, Ishida Akira (Hiwatari Satoshi dans D・N・ANGEL) pour Kent, Hino Satoshi (Sai dans NARUTO shippūden) pour Tōma, Miyata Kōki (Chikura Anri dans Angel’s Feather) pour Ukyō et Igarashi Hiromi (Fujioka Misaki dans Another) pour Orion.

Pour finir, si vous avez déjà joué à AMNESIA sur PSP, ça ne sert à rien d’acheter AMNESIA V Edition sur PS Vita, à moins que vous ne soyez un grand, très grand fan de la franchise.

Site officiel : http://www.otomate.jp/amnesia/vita/