[TV anime] Kodomo no omocha

Kodomo no omocha est une série TV réalisée par Daichi Akitarō et produite par Gallop, TV TOKYO et NIHON AD SYSTEMS (NAS). Diffusée pour la première fois au Japon le 5 avril 1996, cette série shōjo de 102 épisodes de 24 minutes succède à l’OVA du même nom, adaptation du manga lui aussi du même nom d’Obana Miho.

De meilleure qualité que l’OVA

Impossible de faire cours.

Impossible de faire cours.

Kurata Sana est une fille pleine d’énergie qui passe régulièrement à la télé dans une émission intitulée Kodomo no omocha. Entourée de sa mère, Kurata Misako, une romancière un peu bizarre, et de son efficace manager, Sagami Rei, Sana est une fille qui nage dans le bonheur. Mais à l’école, il y a un problème : les garçons de sa classe font un tel désordre qu’il est impossible de faire cours. Et celui qui orchestre ce désordre, c’est Hayama Akito. Dans un premier temps, Sana veut éviter les ennuis et n’intervient pas. Mais sa colère finit par éclater et elle s’attaque à Akito. Pour arriver à ses fins, Sana trouve un point faible à Akito et l’exploite jusqu’à ce que la situation en classe redevienne normale.

Après le désastreux OVA, on revient à des dessins qui ressemblent plus à ceux d’Obana Miho. Malheureusement, si la série respecte bien l’intrigue et l’ambiance du manga les 19 premiers épisodes, les 45 épisodes suivants sont des fillers. Pire : ceux d’après, jusqu’au dernier, sont des original episodes. Autant vous dire que la série a eu beau être drôle et de bien meilleure qualité que l’OVA, j’ai moyennement apprécié qu’on s’écarte autant de l’histoire du manga.

Ennemi, ami, amoureux

Hayama Akito et Gomi Shin'ichi.

Hayama Akito et Gomi Shin’ichi.

Le personnage principal, Kurata Sana, évolue dans l’industrie du spectacle. Au début, elle participe principalement à des émissions de divertissement où elle fait preuve d’un grand talent d’actrice, ce qu’elle finit par devenir. À première vue, elle est naïve et s’emballe rapidement mais c’est aussi une jeune fille délicate et sensible. La mère de Sana, Kurata Misako, est une romancière populaire dont le roman Himo to watashi (Mon gigolo et moi) a remporté le Prix Naoki1. Elle écrit par la suite Musume to watashi (Ma fille et moi). Sur sa tête, vit son animal de compagnie : un écureuil nommé Maro-chan. Elle s’est mariée à 18 ans puis a divorcé à 20 ans. Elle a alors décidé de devenir une complète excentrique. Le manager de Sana, Sagami Rei, est un jeune homme qui s’est retrouvé à la rue suite à une accumulation de désastres. Il a été recueilli par Sana et c’est ainsi qu’il est devenu son manager et bien plus encore… Hayama Akito est, au début de l’histoire, l’ennemi de Sana. Il devient par la suite son ami puis son amoureux. Garçon très renfermé au début, il ouvre peu à peu son cœur au contact de Sana. Suite aux provocations de Naozumi et à la proposition du directeur de l’école, il se met au karate. Il aime particulièrement les sushi et les dinosaures. Il vit avec son père, Hayama Fuyuki, qui travaille pour une célèbre entreprise d’informatique, et sa sœur aînée, Hayama Natsumi. Sasaki Tsuyoshi (né Ōki Tsuyoshi) est ami avec Akito depuis l’école maternelle. De nature habituellement calme, il lui arrive de devenir violent quand il ne contrôle plus ses nerfs. Akito met fin à ses accès de violence d’un coup du tranchant de la main. Tsuyoshi a une petite soeur qui s’appelle Aono.

Épisodes fillers

Kurata Sana et Sagami Rei.

Kurata Sana et Sagami Rei.

J’ai adoré les 19 premiers épisodes qui respectent parfaitement l’œuvre originale. Mais à partir du vingtième épisode, j’ai senti que ça allait devenir n’importe quoi. Le vingtième épisode, lui-même, est un épisode récapitulatif présenté sous la forme d’un quiz. Puis viennent les épisodes fillers et les incohérences qui vont bien avec. Par exemple, dans l’épisode 19, Sana rencontre sa mère biologique et sa demie-sœur mais ne souhaite pas les revoir une seconde fois, conformément au manga. Devinez qui réapparaît dans le 23e épisode ? Eh oui, la demie-sœur de Sana. Dans le même registre, les parents de Tsuyoshi divorcent dans l’épisode 13. Dans le manga, il est sous-entendu que Tsuyoshi ne revoit plus son père. Devinez qui réapparaît dans l’épisode 32 ? Le père de Tsuyoshi. Toujours plus ridicule, de l’épisode 40 à l’épisode 47, la famille Kurata traverse une mauvaise passe financière et se retrouve à la rue. C’est également dans ces épisodes qu’il est question du père de Sana, un anime original character puisqu’il est seulement évoqué dans le manga. Alors certes, cette histoire avec le père de Sana, le ton est juste et c’est très émouvant. Mais je suis bornée et je ne supporte pas qu’un anime diffère du manga dont il est adapté.

Anime original story

Kurata Misako, Shimura Chiyo et Kurata Sana.

Kurata Misako, Shimura Chiyo et Kurata Sana.

Et ce qui m’a le plus déplu, ce sont les épisodes dits anime original story. Alors là, on s’assoit complètement sur le manga et on fait ce qu’on veut. Pourtant, dans l’épisode 52, l’histoire de l’anime semble recoller avec celle du manga avec l’entrée de Sana au collège et sa rencontre avec Matsui Fūka. Dans l’épisode 55, Sana part tourner le film Mizu no yakata et jusqu’à l’épisode 65, l’histoire se conforme encore au manga. Et puis dans l’épisode 66, Sana part à New York avec Naozumi. À partir de là et jusqu’à la fin de la série, l’histoire de l’anime ne rejoint plus celle du manga et la porte est grande ouverte au n’importe quoi. Ainsi, à New York, Sana et Naozumi rencontrent un garçon qui est le sosie d’Akito. Naozumi rencontre ses parents biologiques. Et je ne sais pas ce qu’est le pire entre d’un côté Sana et Naozumi qui se déclarent en couple et de l’autre la relation d’Akito et Fūka qui prend plus d’importance que dans le manga.

Avis mitigé

Gomi Shin’ichi, Hatama Akito et Sasaki Tsuyoshi.

Gomi Shin’ichi, Hatama Akito et Sasaki Tsuyoshi.

Les opening themes, 19ji no news et Ultra relax, sont, dans deux genres différents, plutôt bons. Les ending themes, Panic!, DAIJO-BU et PINCH 〜Love Me Deeper〜 sont pas mal, eux aussi. L’insert song, Good-bye love, interprétée par Oda Shizue, la seiyū de Kurata Sana, est très jolie.
Trois des seiyū de l’anime ont un point commun. Avant de faire partie du casting de Kodomo no omocha, Oda Shizue n’était connue que dans la préfecture d’Hiroshima, d’où elle vient, et a doublé peu d’anime dans sa carrière. Nakazaki Tatsuya était collégien lorsqu’il a doublé Hayama Akito. Comme Oda Shizue, il a doublé peu d’anime dans sa carrière. J’ai adoré sa voix. Avez-vous remarqué qu’elle n’est pas la même au début et à la fin de la série ? Enfin Kino Hana qui prête sa voix à Kurata Misako n’a pas fait d’autre doublage d’anime en dehors de Kodomo no omocha. En revanche, elle a joué dans beaucoup de drama.

J’ai un avis extrêmement mitigé sur cet anime. Certes il est drôle et le début est plutôt réussi mais vers la fin, à partir de l’épisode où Sana et Naozumi partent pour New York, ça devient beaucoup moins intéressant et parfois même lourd. La fin du manga, qui est pourtant si intense, n’est pas adaptée et j’ai trouvé ça très dommage.

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1. Prix Naoki : le Prix Naoki Sanjūgo, créé en 1935 à la mémoire de l’écrivain japonais Naoki Sanjūgo, est un prix littéraire japonais qui récompense de jeunes auteurs prometteurs.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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