[Manga] AIKa

AIKa est un manga illustré par Konomichi Ayumi. Sorti le 10 février 1998 aux éditions WANI BOOKS dans la collection GUM COMICS, l’unique volume compte sept chapitres. Ce manga est l’adaptation de l’OVA du même nom.

La peur de la petite culotte

Première de couverture.

Première de couverture.

En 2016, suite à une catastrophe planétaire, une grande partie des terres est submergée et repose au fond de l’océan. Vingt ans plus tard, une nouvelle catégorie de travailleurs, les salvagers, connaît une activité florissante. Leur but est de retrouver les biens et les données de pays ou de sociétés perdus dans les profondeurs des océans.

En mars 2036 (avant les événements de l’OVA), Aida Rion et son amie Sēra sortent diplômée de l’école et s’apprêtent à devenir des salvagers de la société KK dirigée par Aida Gōzō, le père de Rion. Aika et Rion semblent peu se connaître et Aika ne voit pas d’un bon œil l’entrée de Rion dans l’industrie des salvagers. Rion et Sēra acceptent néanmoins leur première mission de salvagers. Évidemment, les choses se corsent. Aika se transforme en GAIA grâce à son bustier d’alternate metal et vole incognito au secours de Rion et Sēra. Les missions se succèdent et les deux jeunes filles commencent à se douter qu’Aika et GAIA ne font qu’une personne…

J’ai été déroutée par l’absence d’intrigue des premiers chapitres mais j’ai été agréablement surprise par le peu de fanservice. J’avais peur de tomber sur des petites culottes (ou pire, des paires de seins dénudés) à chaque page et ça n’a pas été le cas. J’ai aimé le personnage de Sēra (qui parle le kansai-ben) mais à part ça l’histoire n’était pas intéressante et les gags pas très marrants.

Un lourd secret

Aida Rion.

Aida Rion.

Sumeragi Aika est la belle et remarquable salvager de la société KK (lisez K-two) Corporation. Elle porte un bustier fait d’un métal liquide spécial, l’alternate metal, qui lui confère une force hors du commun. Quand la situation semble désespérée, ce bustier s’active généralement contre la volonté d’Aika, la transforme (en la déshabillant au passage) et lui donne une force de combat surhumaine. Le passé d’Aika est raconté dans le chapitre trois. On y voit dans quelles circonstances sont décédés ses parents et sa rencontre avec Aida Gōzō, le père de Rion. Il est aussi question d’un Yukihito pour qui elle semblait avoir des sentiments. C’est un chapitre qui contribue à donner un peu d’humanité à Aika.
Aida Gōzō est le président de la société KK Corporation. Il a recueilli et élevé Aika à la mort de ses parents et l’aide à cacher sa double identité. Il est le père de Rion, la salvager débutante. Pleine de vigueur et autoritaire, Rion aspire à devenir une excellente salvager comme Aika.
Sera K. Sēra (on appréciera l’humour) est une amie de Rion, à l’allure masculine. Elle décide de devenir salvager uniquement pour ne pas être séparée de Rion qu’elle adore. C’est la première à suspecter Aika et GAIA d’être une seule et unique personne. Sera K. Sēra, elle-même, cache un lourd secret et de gros problèmes de famille. Ce sont d’ailleurs les membres de la famille de Sēra, dont son cousin Kaoru, qui sont les antagonistes de l’histoire.
Enfin, Gust Turbulence fait une courte apparition dans le manga pour aider Aika. C’est aussi un salvager issu d’une famille aisée.

Un air loufoque

Les visages sont bosselés et le nez est en forme de く (ku).

Les visages sont bosselés et le nez est en forme de く (ku).

AIKa est un manga des années 1990 et ça se voit : les visages sont bosselés et les traits plutôt épais. Les yeux sont démesurément grands. Je crois qu’ils n’ont jamais été aussi grands que dans cette décennie. Le nez est en forme de く (ku en hiragana) et la bouche est placée assez haut dans le visage, près du nez. Enfin les cheveux sont assez volumineux. On n’aime ou on n’aime pas. Moi, j’aime beaucoup.
Ce que j’ai moins aimé, c’est le manque de détails dans les décors et surtout la façon dont a été « traité » mon personnage préféré : Sera K. Sēra. Contrairement à Rion, j’ai dès les premières pages deviné son secret. Pour ça, Konomichi Ayumi a fait les choses à moitié : le secret de Sēra est clairement affiché sur son visage mais le reste du corps ne suit pas. Aucune explication ne vient justifier le cruel manque d’ambiguïté du reste du corps. J’ai trouvé ça dommage : ça donne l’impression que l’histoire est un peu tirée par les cheveux, limite grotesque.

Mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier ce manga qui relève bien le niveau de l’OVA. C’est pas non plus un chef-d’œuvre mais les personnages ont le mérite d’être drôles. Par je ne sais quel miracle, il n’y a pas de petites culottes qui traînent à chaque page (quand il y en a, c’est discret) et l’intrigue est assez développée. On apprend pas mal de choses sur le passé d’Aika et ça ne la rend que plus sympathique. Un peu de romance entre Aika et Yukihito aurait été la bienvenue mais on ne peut pas tout avoir.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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2 Responses

  1. 17 octobre 2015

    […] AIKa R-16 ne suit pas les traces du manga AIKa, relativement correct, mais plutôt celles de l’OVA dont il est l’adaptation. Et c’est […]

  2. 2 février 2016

    […] metal manque aussi à l’appel. Il me semblait pourtant qu’il était mentionné dans AIKa comme un objet lié à l’héroïne depuis son enfance. C’est pas plus mal : ça évite à Aika […]

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