[Manga] Appare Jipangu!

Appare Jipangu! est un manga illustré par Watase Yū. Le manga est pré-publié à partir de juillet 1997 dans le magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN. Il fait l’objet d’une première publication en deux volumes aux éditions SHOGAKUKAN dans la collection FLOWER COMICS. Le premier volume sort le 1 février 1998 et le second le 1 août 1999. Puis le 26 mai 2003, les deux volumes sont réédités, toujours aux éditions SHOGAKUKAN, et un troisième volume vient clôturer la série.

Du grand n’importe quoi

Appare Jipangu!

Première de couverture du premier volume (deuxième édition).

Yusura est une jeune fille de 15 ans plutôt masculine qui a été abandonnée avec son kongōmaru (un mystérieux bâton) sous un cerisier alors qu’elle n’était qu’un bébé. Yusura, recueillie et élevée par un couple d’herboristes, vend ses services d’Hikeshiya (littéralement une effaceuse de tristesse) : à l’aide de son kongōmaru, elle transforme la tristesse des gens en énergie et s’en sert pour rendre meilleures les mauvaises personnes. Au cours de ses aventures, Yusura rencontre un garçon nommé Samon, part en voyage à la recherche de ses parents biologiques et finira par devenir un peu plus féminine.
En pleine période d’Ayashi no Ceres, Watase Yū s’offre des moments de récréation avec Appare Jipangu!. L’histoire est légère et garantie sans prise de tête : pas de relations amoureuses, amicales ou fraternelles compliquées, pas de retournements de situation dramatiques… L’objectif de Watase Yū est seulement de faire rire et c’est réussi. Rien n’est sérieux dans ce manga où vous pourrez entres autres voir les personnages version ukiyo-e, toutes sortes d’anachronismes dont (mon préféré) Pochi le chien-robot équipé d’un GPS (l’histoire se déroule à l’ère d’Edo) ou encore une référence hilarante à Mizuki Shigeru et ses monstres. Au début de chaque volume, un mode d’emploi suggère entre autres de recommander à un ami l’achat du manga plutôt que de lui prêter votre exemplaire. Vous êtes aussi prévenus :  Watase Yū n’est pas responsable des dégâts en cas d’utilisation de ce manga pendant vos sessions de sport, de cuisine ou de jardinage. Si cela venait à arriver, allez acheter un nouvel exemplaire. L’histoire n’a pas encore commencé que c’est déjà du grand n’importe quoi et ça m’a bien fait rigoler. J’aurais bien aimé un peu plus de romance entre Yusura et Samon, mais clairement, on n’était pas là pour ça.

Gags et anachronismes

Appare Jipangu!

Yusura a été abandonnée avec son kongōmaru alors qu’elle n’était qu’un bébé.

Yusura est une jeune fille de 15 ans plutôt masculine qui a été abandonnée avec son kongōmaru sous un cerisier alors qu’elle n’était qu’un bébé. Recueillie et élevée par un couple d’herboristes, elle vend ses services d’Hikeshiya. Yusura adore ses parents adoptifs mais elle décide quand même de partir à la recherche de ses parents biologiques. Elle s’habille comme un garçon et la capacité des personnages qu’elle rencontre à deviner son identité est un gag récurrent de la série.
Yusura sauve Samon, fils du Daimyō et d’une prostituée, d’un groupe d’assassins. Samon ne voit rien sans ses lunettes. Quand il ne les porte pas, il confond Yusura avec divers objets (autre gag récurrent de la série). Yusura et Samon sont accompagnés dans leurs aventures par Minekichi, le frère adoptif de Yusura et Kazanosuke, un ninja engagé par Samon en tant que garde-du-corps.

Au cours de leurs aventures, Yusura et Samon vont rencontrer un couple à la Roméo et Juliette, un ninja déserteur, un gamin qui vole le kongōmaru de Yusura, un monstre tout mignon doté d’une queue, un étranger (d’où la version ukiyo-e des personnages), une artiste de cirque qui possède elle aussi un kongōmaru, un homme qui se présente comme le père biologique de Yusura et un bishōnen qui tombe amoureux de Yusura au grand dam de Samon. Sans surprise, toutes ces rencontres se soldent par un coup de kongōmaru et tout est bien qui finit bien.

Watase Yū n’est pas à proprement parler un personnage de la série mais elle fait des apparitions (version henohenomoheji) pour commenter certains gags et autres anachronismes.

En ukiyo-e

Appare Jipangu!

Toutes les rencontres se soldent par un coup de kongōmaru.

À la fin du premier volume, on trouve une histoire courte intitulée Hōkago Gensō (littéralement Illusions après l’école) que l’on peut aussi retrouver dans Watase Yū The Best Selection. C’est une histoire un peu sombre qui tranche complètement avec l’ambiance d’Appare Jipangu! dans laquelle l’entourage de l’héroïne est impliqué dans d’étranges incidents.
À la fin du dernier volume, une autre histoire courte intitulée Otome no hajime (littéralement La première fois de la jeune fille) met en scène Alice d’Alice19th. Bien avant toutes ces histoires de Lotis Master, Alice rencontre un garçon à la piscine (ce n’est pas Wakamiya Kyō) et se lie d’amitié avec lui.

Pour revenir à Appare Jipangu!, c’est certainement un de mes manga préférés de Watase Yū (avec Fushigi Yūgi, évidemment). J’adore l’humour de cette mangaka : les jeux de mots, les anachronismes, la référence à Mizuki Shigeru et l’étranger qui voit les Japonais en ukiyo-e… Tout était vraiment hilarant. Les personnages sont tous très attachants mais ma préférence va bien sûr à Samon même s’il est loin d’être aussi classe que Tamahome ou Toya. Il est plutôt maladroit, porte des lunettes aux verres super épais (qu’il finit par troquer contre des lentilles !), a parfois des tendance ecchi… Mais il est aussi parfois plus otome que Yusura d’une certaine façon. En tout cas, c’est certainement un des personnages les plus mignons de Watase Yū.

Donc voilà, Appare Jipangu! m’a beaucoup fait rire pendant les trois volumes et j’avais toujours le sourire après avoir fini ma lecture. Je le recommande chaudement à tous les fans de Watase Yū et à toute personne en dépression.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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3 Responses

  1. 11 mai 2016

    […] de la verdure. Bien sûr, elle nomme Kōki dans le même rôle… Après l’extravagant Appare Jipangu!, Watase Yū revient avec une histoire plus sérieuse dans la lignée de Shishunki miman okotowari […]

  2. 1 juillet 2016

    […] romance et/où qui voudraient lire quelque chose de vraiment drôle du même auteur, je recommande Appare Jipangu! qui est vraiment hilarant. C’est certainement son manga le plus […]

  3. 1 janvier 2017

    […] Yū no shōjo manga nyūmon Manga Yūgi un bon divertissement. C’est aussi déjanté qu’Appare Jipangu! et après avoir bien ri, vous pourrez vous dire que vous dormirez moins bête ce soir. En plus des […]

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