[Manga] Gomen asobase!

Gomen asobase! est un manga illustré par Watase Yū. L’unique volume est sorti le 1 février 1990 aux éditions SHOGAKUKAN dans la collection FLOWER COMICS. Les quatre histoires de ce manga avaient été pré-publié à en 1989 dans le magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN. Gomen asobase! est le premier volume de la collection Watase Yū kessakushū.

À minuit moins sept

Gomen asobase!

Première de couverture.

Quatre histoires courtes de Watase Yū sont proposées dans ce volume : Gomen asobase!, le fameux Pajama de ojama avec lequel la mangaka a fait ses débuts, la suite Pajama de labyrinth et Kōri  musume ha otoshigoro.
Dans Gomen asobase!, Hao quitte son école pour filles d’Ōsaka et déménage à Tōkyō. En intégrant un lycée mixte dans la capitale, Hao pense enfin pouvoir vivre une romance avoir un beau garçon. Et en effet, à peine sortie de la gare, Hao croise le chemin du beau Seiichirō et prétend se sentir mal pour attirer son attention. Seiichirō offre alors une petite bourse à Hao pensant lui donner un médicament mais la bourse contient en fait un bouton. Hao intègre son nouveau lycée et exulte quand elle découvre que Seiichirō est lui aussi un élève de cet établissement. Sauf que les filles et les garçons de ce lycée n’ont pas le droit d’entrer en contact et qu’un gigantesque mur sépare l’école en deux parties. Mais Hao est persuadée que Seiichirō lui a donné son bouton par amour et tente coûte que coûte de le rencontrer. Évidemment, il y a un malentendu…

Dans Pajama de ojama, Misaki Aguri est amoureuse de son senpai, Isozaki Masaya. Une camarade de classe lui dit que si elle porte le même pyjama que celui qu’elle aime et qu’elle met sa photo sur son oreiller, à minuit moins sept, elle peut être transportée aux côtés d’Isozaki et passer sept minutes avec lui. Aguri décide de tenter l’expérience mais tout ne se passe pas comme prévu.
Dans Kōri musume ha otoshigoro, Shūhei et Kōri tombent amoureux l’un de l’autre mais la grand-mère de Kōri n’accepte pas leur relation et est prête à tout pour éloigner sa petite-fille de l’indésirable.

Le rendez-vous de 7 minutes

Gomen asobase !

Hao quitte son école pour filles d’Ōsaka et déménage à Tōkyō.

Les histoires les plus intéressantes et les plus développées, Gomen asobase! et Pajama de ojama ont plusieurs point en commun. Les héroïnes, déjà, qui se ressemblent assez physiquement et qui sont, comme beaucoup d’héroïnes chez Watase Yū, enjouées, limite simples d’esprit. Hao et Aguri tombent toutes les deux amoureuses d’un beau garçon blond et dans les deux cas, il s’agit d’un amour à sens unique. Elles sont toutes les deux consolées par un garçon brun (Hayabusa pour Hao et Naoki pour Aguri). Hayabusa et Naoki ne sont certes pas aussi beaux que Seiichirō et Masaya mais l’attention qu’ils portent à Hao et Aguri les rendent vraiment adorables et font oublier sans peine leurs rivaux. Il faut dire qu’à part être beaux, Seiichirō et Masaya ne sont pas grand-chose : les deux personnages sont peu développés et pire, Seiichirō semble être un sacré idiot.

Les histoires plus courtes, Pajama de labyrinth et Kōri musume ha otoshigoro, sont beaucoup moins intéressantes. Mais Pajama de labyrinth s’en sort mieux que Kōri musume ha otoshigoro. Comme si l’histoire de Pajama de ojama n’était pas assez loufoque, dans Pajama de labyrinth, Aguri et Naoki partent à recherche d’une paire de pyjama unique pour se débarrasser de Daijirō qui s’incruste dans leurs rendez-vous de sept minutes. L’histoire donne plus dans l’aventure que dans la romance mais ça reste sympa à lire. C’est mieux que Kōri musume ha otoshigoro qui lui donne carrément dans la baston et dont l’histoire est tellement courte qu’on a pas le temps de s’attacher aux personnages. D’ailleurs, même physiquement, Shūhei n’arrive pas à la cheville de Hayabusa et Naoki. Dommage car des trois, c’est celui qui avait l’air le moins naïf.

Les débuts de Watase Yū

Gomen asobase !

Hao est enjouée, limite simple d’esprit.

Kessaku (littéralement chefs-d’œuvres), le mot est peut-être un peu fort pour désigner ces histoires courtes qui sont rigolotes mais sans plus (personnellement, j’aurais plutôt appelé ça les débuts de Watase Yū). On sent que l’auteur a le sens de l’humour mais les gags ne font pas mouche à tous les coups. Kōri musume ha otoshigoro, par exemple, ne m’a pas fait rire. Les dessins sont sympathiques mais ce sont les débuts de Watase Yū et on est loin du niveau qu’elle atteint avec Fushigi Yūgi et les œuvres suivantes. Mais j’étais curieuse de voir à quoi ressemblaient ses premières histoires et de façon générale, je ne suis pas déçue. Il n’y a que Kōri musume ha otoshigoro qui ne m’a vraiment pas plu. Côté dessin, ça fait très années 80 et côté scénario, c’est très sage. Évidemment, il y a de la romance mais c’est pas intense (il faut dire qu’en 1989, Watase Yū n’avait que dix-neuf ans). Rien ne laisse présager que la mangaka se lancera par la suite dans des intrigues comme celle de Fushigi Yūgi, Ayashi no Ceres ou pire comme Sakura Gari. Et c’est ce que j’aime chez Watase Yū. Je la trouve surprenante. J’aime voir l’évolution de son art, voir ses histoires devenir plus profondes, la voir passer d’une histoire légère à une histoire plus sombre, tester des genres différents. J’espère lire encore beaucoup de chose d’elle.

Objectivement, à part les fans de la mangaka, Gomen asobase! ne devrait pas intéresser grand-monde même si ça reste un manga divertissant et qui se lit vite. Pour ceux qui sont allergiques à la romance et/où qui voudraient lire quelque chose de vraiment drôle du même auteur, je recommande Appare Jipangu! qui est vraiment hilarant. C’est certainement son manga le plus drôle.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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1 Response

  1. 3 juillet 2016

    […] surprise : Otenami haiken! ne compte que deux histoires alors que les deux volumes précédents (Gomen asobase! et Magical・Nan) en comptaient quatre. C’est la promesse d’histoires plus longues et […]

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