[Manga] Magical・Nan

Magical・Nan est un manga illustré par Watase Yū. L’unique volume est sorti le 26 juin 1990 aux éditions SHOGAKUKAN dans la collection FLOWER COMICS. Les quatre histoires de ce manga avaient été pré-publié en 1989 et 1990 dans le magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN. Magical・Nan est le deuxième volume de la collection Watase Yū kessakushū.

La fille du sud

Magical・Nan

Première de couverture.

Quatre nouvelles histoires courtes de Watase Yū sont proposées dans ce volume : Magical・Nan, Yamato Nadeshiko romanesque, Half・boy ni goyōjin et Indo da yo henjin shūgō!.

Dans Magical・Nan, Nan vit avec son père vétérinaire sur une île du Sud. Depuis qu’elle est toute petite, elle est amoureuse d’un biologiste, Jun, qui vivait sur la même île qu’elle mais qui est porté disparu depuis son départ trois ans plus tôt à la recherche de créatures légendaires. Un jour, Nan trouve une étrange capsule. Elle l’ouvre et découvre à l’intérieur un mystérieux animal qui porte à la patte le porte-bonheur que Nan avait offert à Jun.

Yamato Nadeshiko romanesque se déroule à l’ère Taishō. L’héroïne, Fumino, refuse de porter l’uniforme qui a été instauré pour aller à l’école et continue d’y aller en hakama. Depuis le décès de sa sœur aînée, Fumino déteste l’uniforme et tout ce qui est en rapport avec l’étranger. Sa rencontre avec le bel Américain Edy va chambouler tous ses préjugés sur les étrangers.

Dans Half・boy ni goyōjin (littéralement : attention au half boy), Shōko est une adolescente pas très féminine qui regrette de ne pas être un garçon. Elle est assommée par un ballon de foot et quand elle se réveille, un garçon se trouve à ses côtés. Il s’agit d’une version masculine de Shōko, Shō, et comme les deux ne sont en fait qu’une seule et même personne, Shō est amoureux du même garçon que Shōko.

Enfin Indo da yo henjin shūgō! est un résumé humoristique des vacances de Watase Yū en Inde. Choc culturel garanti pour la mangaka qui mettait les pieds en dehors de son pays pour la première fois.

Pas très inspiré

Magical・Nan

Nan est amoureuse de Jun depuis toute petite.

J’adore lire les commentaires de Watase Yū sur ses œuvres. Dans Magical・Nan, Nan recueille la mystérieuse créature trouvé dans la capsule et la nomme Jun, comme le garçon qu’elle aime. On finit par découvrir que Jun est un Regulus et Watase Yū explique que c’est en fait le nom d’une étoile, que ça signifie « roi » et que dans son esprit, Jun est justement le roi des Regulus même si ça n’est pas développé dans l’histoire. Les histoires courtes laissent peu de place au développement de ce genre de détails ou pour les triangles amoureux dans lesquels la mangaka se lancera par la suite. À cette époque, sa recette c’est plutôt, une héroïne qui aime un garçon mais les sentiments ne sont pas réciproque et le vrai amour se trouve plus proche qu’elle ne le croit. Et comme les intrigues, les personnages masculins se ressemblent tous un peu à cette époque chez Watase Yū mais personnellement, ça ne me dérange pas. Edy (c’est comme ça que la mangaka orthographie son prénom), de Yamato Nadeshiko romanesque, sort un peu du lot puisque celui-ci est blond. Il me fait penser à Lowell de Georgie! version marin américain évidemment. Yamato Nadeshiko romanesque est d’ailleurs l’histoire que j’ai préférée, sûrement parce qu’elle se déroule à l’ère Taishō (j’adooore l’ère Taishō). Mais aussi parce que pour une histoire courte, il y a un bon équilibre entre le déroulement de l’histoire et le développement des personnages. Ce qui n’est pas le cas de Magical・Nan et de Half・boy ni goyōjin. Le premier est une succession de scènes d’actions et le second une succession de gags (pas toujours drôle en plus). Half・boy ni goyōjin est d’ailleurs l’histoire qui m’a le moins plu. J’ai trouvé que c’était pas très inspiré et les personnages m’ont paru sans charme.

Rien d’exceptionnel

Magical・Nan

L’histoire de Magical・Nan se déroule sur une île du Sud.

Même commentaire que pour Gomen asobase!, kessaku (littéralement chefs-d’œuvres) est peut-être un peu fort pour désigner ces histoires courtes des débuts de Watase Yū. Ce sont des histoires mignonnes mais que ce soit du côté du dessin ou des intrigues, il n’y a vraiment rien d’exceptionnel. Une, voire deux histoires si on est chanceux, sortent à chaque fois un peu du lot et puis c’est tout.

J’ai particulièrement apprécié les gags de Magical・Nan plus que l’histoire en elle-même qui était moyenne. Le dauphin qui doit divertir les requins pendant que Nan récupère la capsule était drôle et mignon à la fois. Le passage avec la chienne de la voisine m’a également fait rire car l’animal a exactement la même tête d’ahuri que Pochi, le chien-robot équipé d’un GPS d’Appare Jipangu!. J’adore la tête de ce chien. Et c’est à peu près tout ce qui m’a fait rire dans Magical・Nan parce qu’après, les méchants arrivent, l’histoire devient un peu plus sérieuse, y a de la baston, des armes à feu, du drame et un semblant de romance.
C’est dans Yamato Nadeshiko romanesque que la romance est la plus aboutie et c’est ce qui m’a plu. Et il y a dans cette histoire quelque chose que je trouve exceptionnel dans la langue japonaise : on peut faire entendre un accent à l’écrit. Les répliques d’Edy ont souvent de longs morceaux de phrases écrits en katakana et c’est ce qui permet d' »entendre » son accent américain.

Magical・Nan est ce genre de recueil vite lu et vite oublié. Les fans inconditionnels de Watase Yū se doivent de lire, les autres peuvent passer leur chemin.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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1 Response

  1. 23 juillet 2016

    […] haiken! ne compte que deux histoires alors que les deux volumes précédents (Gomen asobase! et Magical・Nan) en comptaient quatre. C’est la promesse d’histoires plus longues et donc plus […]

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