[Manga] Mint de Kiss me

Mint de Kiss me est un manga illustré par Watase Yū. L’unique volume est sorti le 1 janvier 1995 aux éditions SHOGAKUKAN dans la collection FLOWER COMICS. Les cinq histoires de ce manga avaient été pré-publiées en 1993 et 1994 dans le magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN. Mint de Kiss me est le cinquième et dernier volume de la collection Watase Yū kessakushū.

Histoires de sorts

Mint de Kiss me

Première de couverture.

J’ai eu peur d’avoir affaire à cinq histoires très courtes mais ce n’est pas le cas. Les trois histoires principales sont évidemment Mint de Kiss me, Genseika et Furimuke romance!. Genseika bangaihen hana no shirube et Fushigi Yūgi bakushō bangaihen Nakago shikkari shinasai! sont deux histoires bonus. Les cinq histoires valent vraiment la peine d’être lues.

Mint de Kiss me est peut-être la moins intéressante. Comme dans Pajama no ojama, l’héroïne va tester un sort pour rendre son amour réciproque. Ici, il s’agit d’embrasser le garçon qu’elle aime avec un bonbon à la menthe. Et bien sûr, les choses ne vont pas se passer comme prévu. Rien de bien original donc avec cette histoire.

Avec Genseika, Watase Yū sort un peu des sentiers battus et propose une histoire un peu plus sombre où il est question de morts mystérieuses causées par une fleur. Genseika bangaihen hana no shirube vient clore l’histoire de façon encore plus sombre et surprenante.

Puis on revient aux histoires de sorts et à une ambiance plus légère avec Furimuke romance!. Cette fois, l’héroïne (qui se prénomme Taka, au passage) va se servir d’une bague pour devenir populaire auprès des garçons de son lycée.

Et enfin, dans Fushigi Yūgi bakushō bangaihen Nakago shikkari shinasai!, on suit les mésaventures de Celui-qui-joue-Nakago, un nouveau venu dans l’industrie qui a du mal à trouver sa place et à jouer certaines scènes délicates. Évidemment, il faut avoir lu Fushigi Yūgi pour saisir le comique de la situation.

Très lisse et prévisible

Mint de Kiss me

Kari est l’héroïne type des débuts de Watase Yū.

Les trois héroïnes de Mint de Kiss me sont Misono Kari (Mint de Kiss me), Chiya (Gensaika) et Kagatani Taka (Furimuke romance!). Kari est l’héroïne type des débuts de Watase Yū : elle est maladroite, un peu niaise, elle est amoureuse de son professeur et superstitieuse, elle compte sur des sorts sans queue ni tête pour rendre son amour réciproque. Chiya est plus intéressante. En fait, non : Chiya n’a rien de spécial et n’est pas plus intéressante. Mais elle est la protagoniste d’une histoire intéressante, elle est plus calme et plus mûre que les deux autres héroïnes du volume, c’est ce qui fait qu’elle est celle que je préfère. Objectivement, la mieux développée est certainement Taka. Elle véhicule tout un tas de stéréotypes mais ses sentiments et ses actions la rendent terriblement humaine.
Du côté des personnages masculins, c’est comme toujours très très lisse et plutôt prévisible. Shindō-kun (Mint de Kiss me) est le genre de garçon qui ne s’entend pas avec l’héroïne au début et qui finit par se rapprocher d’elle suite à un concours de circonstances. Terriblement cliché mais son petit air rebelle et fragile à la fois le rend sympathique. Dans Gensaika, Yutaka mène l’enquête avec Chiya et n’existe que pour apporter un peu romance à l’intrigue qui se serait pourtant très bien portée sans. Enfin dans Furimuke romance!, Kirino-senpai et Agawa-senpai sont les bishōnen ultra-populaires du lycée. Un brun et un blond : il y en a pour tous les goûts. C’est à ces deux-là en particulier que Taka cherche à plaire et pour atteindre son but, elle va utiliser la bague donnée par Ryōta, un marchand ambulant. Ryōta est beau garçon mais sans plus. Il est plutôt du genre bon copain.
Dans Fushigi Yūgi bakushō bangaihen Nakago shikkari shinasai!, Celui-qui-joue-Nakago est un débutant qui manque cruellement de confiance en lui. Il joue dans le drama Fushigi Yūgi aux côtés d’acteurs très populaires et doit parfois tourner des scènes osées avec certains d’entre eux comme Celui-qui-joue-Tamahome et Celle-qui-joue-Miaka. Ces deux-là, au sommet de leur popularité, sont particulièrement désagréables.

La sainte romance

Mint de Kiss me

Kari est amoureuse de son professeur.

Et avec Mint de Kiss me, on clôture la collection Watase Yū kessakushū avec soulagement. À l’origine, les cinq volumes de la collection sont sortis à plusieurs mois d’intervalle ce qui évitait au lecteur l’overdose d’histoires moyennes. Moi j’ai lu les cinq à la suite et clairement, c’était une mauvaise idée. D’où le soulagement. Car objectivement, ce n’est pas si mauvais et dans chaque volume, il y a une histoire qui sort bien du lot comme ici Gensaika. Mais en lisant tout d’un coup, on a l’impression d’enchaîner histoire niaise sur histoire niaise, que les personnages se ressemblent tous et qu’une fois les cinq volumes lus, on les aura tous vite oubliés. En vrai, c’est pas ça. Pas tout à fait ça.

Contrairement à ce que le nom laisse entendre, Watase Yū kessakushū, c’est pas une histoire de chef-d’œuvres. Si vous voulez lire LE chef-d’œuvre de Watase Yū, lisez Sakura Gari. Non, la collection Watase Yū kessakushū, c’est un témoignage. C’est l’histoire d’une jeune mangaka qui au tout début de sa carrière avait bien souvent de belles idées. Parfois c’était farfelu et parfois elle avait envie de dessiner des choses qui sortaient de l’ordinaire et son éditeur s’empressait de lui rappeler que dans un magazine comme Sho-Comi, il fallait pas trop dévier du droit chemin de la sainte romance.

Ne passez pas à côté de Mint de Kiss me pour le sombre Gensaika. Les histoires sombres vont si bien à Watase Yū. Et puis pour ceux qui ont lu Fushigi Yūgi, que vous ayez aimé ou détesté, lisez Fushigi Yūgi bakushō bangaihen Nakago shikkari shinasai!. L’amour de Watase Yū pour Nakago est proportionnel aux mauvais traitements subis par Celui-qui-joue-Nakago.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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