[Manga] Musubiya NANAKO

Musubiya NANAKO est un manga illustré par Watase Yū. L’unique volume est sorti le 1 août 1997 aux éditions SHOGAKUKAN dans la collection FLOWER COMICS. Le manga avait été pré-publié à partir de 1996 dans le magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN. Oishii STUDY et Musubiya NANAKO font partie de la duologie Yūtopia Collection.

Le fil rouge du destin

Musubiya NANAKO

Première de couverture.

Musubiya NANAKO propose quatre histoires indépendantes : Musubiya NANAKO, PERFECT LOVERS, Memoir Girl et Fushigi Yūgi bakushō bangaihen Nakago shikkari shinasai!2.

Dans Musubiya NANAKO, Nanako vit dans un sanctuaire shinto dont la spécialité est le fil rouge du destin. Elle a le pouvoir de manipuler le fil rouge du destin accroché aux petits doigts des gens et peut ainsi faire tomber les gens amoureux à sa guise.

Dans PERFECT LOVERS, Mitsuharu et Kana forment un couple au bord de la rupture qui se retrouvent brusquement dans un monde parallèle où les relations hétérosexuelles sont interdites. Pour couronner le tout, Kana semble être en couple avec sa colocataire Eriko et le père de Mitsuharu veut le marier à un jeune homme nommé Hasegawa.

Dans Memoir Girl, Katakura Hitomi n’accepte pas la nouvelle compagne de son père qui s’appelle Hitomi comme elle. Dans le lycée qu’elle vient d’intégrer, Kodaira Yūichi s’intéresse à elle mais Hitomi préfère la compagnie du solitaire Kitazawa Satoru.

Et enfin dans Fushigi Yūgi bakushō bangaihen Nakago shikkari shinasai!2, Celui-qui-joue-Nakago est de retour et les choses ne s’améliorent pas pour lui : il a gagné en popularité mais uniquement auprès de vieilles dames, il est toujours malmené par Celui-qui-joue-Tamahome,  son rôle dans Fushigi Yūgi s’arrête et il n’a pas d’autres propositions de rôles. Est-ce que Watase Yū va lui venir en aide ? Non, car elle ne pense plus qu’à un prénommé Tōya.

Une intrigue intéressante

Musubiya NANAKO

Nanako a le pouvoir de manipuler le fil rouge du destin.

Nanako est une fille au caractère bien trempé qui rechigne à nouer les fils rouges du destin mais sa mère lui fait du chantage et Nanako accepte les demandes des clients. Face à elle, deux bishōnen : le blond qui passe pour un dragueur Shimono Yūgo et le brun qui a la classe Tōyama Kazuyuki. Classique et comme toujours dans ces histoires courtes, l’héroïne ne finit pas avec le bishōnen que je préfère mais au moins, cette fois, Watase Yū ne fait pas passer le prétendant malheureux pour un abruti.

Moriyama Kana et Hama Mitsuharu ne sont pas particulièrement originaux mais ont le mérite d’évoluer dans une intrigue intéressante. En fait, Kana est la seule à ne pas être originale. Elle est ce genre d’héroïne qui, en interprétant de travers une phrase de son copain, transforme une situation simple en drame. Mais il y aurait peu de shōjo manga sans ce genre de fille. Mitsuharu, en revanche, avec ses longs cheveux, est sûrement le plus sexy et unique des personnages masculins qui peuplent les histoires courtes de Watase Yū. Et il fait preuve d’une sensibilité et d’une maturité qui m’ont touchée. Eriko, la colocataire/compagne de Kana, aurait pu être plus intéressante si elle avait été un peu plus sexy et un peu moins stéréotypée.

Katakura Hitomi est l’adolescente typique en pleine crise d’adolescence. On comprend bien que sa vie est chamboulée par l’arrivée d’une belle-mère, un déménagement et un nouveau lycée mais on a quand même envie de lui donner des claques tellement elle est détestable et immature. Kodaira Yūichi qui lui court après est totalement inintéressant et Kitazawa Satoru n’est pas aussi séduisant qu’il devrait l’être et on apprend à la fin qu’il y a une bonne raison à ça.

Un peu de réflexion

Musubiya NANAKO

Nanako vit dans un sanctuaire shinto.

Après Oishii STUDY qui était très moyen, Musubiya NANAKO apporte un peu d’originalité et de réflexion. L’histoire qui donne son nom au volume est la moins intéressante. C’est une banale histoire de triangle amoureux qui pose la question du vrai amour.

Là où ça devient intéressant, c’est quand on est projeté dans un monde où l’hétérosexualité est interdite et l’homosexualité est la norme. Alors, que les choses soient claires : ceci n’est clairement pas une histoire engagée et Watase Yū ne cherche nullement à faire passer un message. C’est juste que la situation se prête bien à la comédie et c’est au lecteur d’en profiter (ou pas, vous faites comme vous voulez) pour réfléchir un peu : l’orientation sexuelle, la tolérance…

Quand votre réflexion est achevée, vous pouvez passer à la suite : le complexe d’Œdipe. Hitomi est sans conteste une fille à papa. Satoru lui-même le lui fait remarquer. Et ce Satoru qui attire tant Hitomi n’est autre que… Attention spoiler… son père quand il était lui-même lycéen. Bon évidemment, Hitomi finit par tout comprendre : son papa, sa belle-mère, ses vrais sentiments et il n’y a bien sûr rien d’immoral. On est dans du shōjo manga tout gentillet (tiré par les cheveux), là.

Et donc voilà : on peut passer un moment agréable et même se poser deux ou trois questions grâce à du shōjo manga tout gentillet. Musubiya NANAKO est certainement un des recueils d’histoires courtes les plus intéressants si c’est pas le plus intéressant chez Watase Yū. Avec du Nakago et autres protagonistes de Fushigi Yūgi en bonus.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

You may also like...

1 Response

  1. 30 septembre 2016

    […] de décembre 1995 dans le magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN. Oishii STUDY et Musubiya NANAKO font partie de la duologie Yūtopia […]

Leave a Reply

%d bloggers like this: