[Manga] Oishii STUDY

Oishii STUDY est un manga illustré par Watase Yū. L’unique volume est sorti le 1 janvier 1997 aux éditions SHOGAKUKAN dans la collection FLOWER COMICS. Le manga avait été pré-publié à partir de décembre 1995 dans le magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN. Oishii STUDY et Musubiya NANAKO font partie de la duologie Yūtopia Collection.

Un loup solitaire

Oishii STUDY

Première de couverture.

Itsuki Ringo est une lycéenne en première année qui maîtrise déjà le programme scolaire de troisième année et qui de fait, est souvent qualifiée de jeune prodige. Elle n’a malheureusement aucun autre point fort et en plus d’être soigneusement évitée par ses camarades de classe, elle ne parvient pas à approcher le garçon qu’elle admire, l’angélique Tsurugi Minori. Un jour, Ringo se voit miraculeusement proposer un job de professeur particulier. Pas celui de Minori mais de son frère cadet Budō, rencontré quelques jours plus tôt alors qu’elle escaladait le mur de l’école et qui est loin de se montrer aussi aimable que son aîné.

Quand les personnages s’appellent Ringo (pomme), Budō (raisin) ou Ichigo (fraise), on sait qu’on n’a pas affaire à une histoire sérieuse. Watase Yū avoue pourtant à la fin du volume que son intention était de dessiner un shōjo manga normal mais ça ne semble pas être dans ses cordes. Oishii STUDY a été publié entre 1995 et 1996 quand la publication de Fushigi Yūgi tirait elle-même sur sa fin et ça se voit dans les dessins. Budō est un cousin éloigné de Tasuki, Minori de Tamahome et Ringo est une Miaka avec des couettes et des lunettes. Comme toujours avec Watase Yū, le premier garçon que rencontre l’héroïne est celui avec lequel elle finit et c’est donc l’histoire (légère et sans grand suspens) de Ringo et Budō qu’on suit en trois chapitres : Oishii STUDY, Oishii BROTHER et Oishii STEADY. Budō n’est pas vraiment le genre de garçon que je préfère mais ça change un peu que le héros soit un loup solitaire plutôt qu’un garçon populaire. Et attention, contre toute attente, il n’y a pas rivalité féminine ni de triangle amoureux dans ce manga.

Personnages peu développés

Oishii STUDY

Ringo est une Miaka avec des couettes et des lunettes.

Fini les délinquantes et autres filles qui ne pensent qu’à manger, Watase Yū s’est dit que pour une fois, elle allait créer une héroïne sérieuse et studieuse. Le résultat donne Ringo, une fille certes studieuse mais finalement tout aussi agitée qu’Asuka ou Miaka.
Pareil pour Budō, la mangaka voulait clairement du changement. Exit le gentil bishōnen charismatique, à la place on a un garçon prompt à s’énerver, limite effrayant. Ce genre de personnage n’est pas rare dans le shōjo manga mais on le retrouve plus souvent parmi les personnages secondaires.

Comme à son habitude, Watase Yū présente ses personnages entre deux chapitres, personnages secondaires compris. Dans Oishii STUDY, les personnages secondaires ont peu d’influence sur le déroulement de l’histoire et pourtant, Watase Yū imagine une vie à chacun d’eux même à ceux qui ne font aucune apparition dans le manga comme le père de Budō et Minori ! On a donc chez les personnages secondaires, Tsurugi Minori, le bishōnen relégué au second plan ; Tsurugi Kuritarō, le grand-père dont chacune des apparitions provoque un gag ; Harano Ichigo, l’okama de service (pas façon Nuriko, ne rêvez pas) ; Kawakami Tōjirō et Hayama Hassaku, les amis de Budō qui n’ont pas eu l’occasion d’être développés ; et enfin, mon personnage préféré : Kōsaka Akebi. Ce personnage a-t-il inspiré Tsukasa Shuro d’Ayashi no Ceres ? Watase Yū ne le dit pas et de façon générale raconte peu de chose à son sujet. Akebi est un personnage cool et mignon à la fois qui se promène toujours avec un (faux) poisson rouge accroché au bout d’un bâton. Effet bizarre garanti.

Histoire brouillonne

Oishii STUDY

Ringo arrive en retard au lycée.

Une fille à fond dans les études et un garçon solitaire aux airs de délinquant qui tombent amoureux l’un de l’autre. L’idée n’était pas mauvaise mais l’histoire est peu développée et reste superficielle. Il aurait fallu plus de trois chapitres pour apporter un peu plus de consistance à l’histoire et aux personnages.
Il y a quelques scènes de fanservice mais même le fanservice ne parvient pas à compenser le manque d’intrigue. Il y a aussi quelques gags ici et et là mais rien de vraiment hilarant. Et c’est ce que je trouve le plus dommage car les histoires légères de Watase Yū sont en général très drôles. À trop vouloir faire un shōjo manga « normal » comme elle l’écrit elle-même à la fin du volume, elle a fini par produire une histoire sans saveur et pas très drôle. C’est d’ailleurs paradoxal car elle a voulu à la fois faire un shōjo manga « normal » mais avec des personnages un peu différents.

Personnellement, je me serais contentée de la recette habituelle à base de triangle amoureux et de rivalité féminine. C’est bien pour ce genre d’histoire que je lis Watase Yū. Dans Oishii STUDY, j’ai été assez déçue de ne pas voir Budō et Minori se disputer l’amour de Ringo et encore plus de voir Minori relégué dans le rôle d’un personnage secondaire limite un peu idiot. Il m’a semblé tellement idiot que j’ai pensé qu’il cachait son jeu pour finalement devenir un antagoniste ou un truc du genre mais pas du tout. Minori est juste un  bishōnen idiot.
L’histoire est brouillonne, les personnages peu développés et ça manque d’humour. Il y a d’autres choses beaucoup plus intéressantes à lire chez Watase Yū.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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1 Response

  1. 30 septembre 2016

    […] été pré-publié à partir de 1996 dans le magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN. Oishii STUDY et Musubiya NANAKO font partie de la duologie Yūtopia […]

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