[Manga] Marmalade・Boy

Marmalade・Boy est un manga de Yoshizumi Wataru. Le premier des huit volumes est sorti le 13 décembre 1992 aux éditions SHUEISHA dans la collection RIBON MASCOT COMICS. Le manga avait été pré-publié à partir de mai 1992 dans le magazine mensuel RIBON des éditions SHUEISHA.

Yū et Miki

Première de couverture du premier volume.

Première de couverture du premier volume.

Un jour, les parents de Koishikawa Miki lui annoncent leur intention de divorcer. Ils ont rencontré lors d’un voyage à Hawaï le couple Matsuura avec qui ils s’entendent bien. Les Koishikawa et les Matsuura s’entendent tellement bien qu’ils souhaitent faire un échange de partenaires et emménager tous ensemble dans une grande maison. Dans cette situation hors du commun, Miki n’est pas seule : les Matsuura ont un fils, Yū, et ce dernier ne la laisse pas indifférente. Yū est à la recherche de son père biologique persuadé que ce n’est pas Matsuura Yōji. Évidemment, il est lui aussi attiré par Miki.

Deux adolescents amoureux qui vivent sous le même toit, la situation pourrait être sexuellement tendue mais Yū n’est pas Manato et Marmalade・Boy se passe en toute innocence. Même si Yū et Miki deviennent un couple dès le cinquième volume, l’histoire ne s’essouffle pas. En bonne héroïne de shōjo manga, Miki doute constamment de ses sentiments et/ou de ceux de Yū aidée par l’apparition de nombreux personnages secondaires. Les quiproquos et triangles amoureux sont au rendez-vous sans faire tourner l’histoire en rond. Marmalade・Boy, c’est aussi du tennis, des gags, du mystère et des amours interdits. Le dessin de Yoshimizu Wataru est sublime : ses personnages sont séduisants, bien proportionnés et très expressifs. Les cheveux et les yeux, en particulier, sont détaillés de façon sublime. Huit volumes, c’est relativement court mais la mangaka réussit à offrir une intrigue profonde et bien équilibrée malgré un manque évident de suspens. Dès le début, on sait comment la série va se finir mais ça n’empêche pas l’histoire d’être captivante.

Leurs parents et leurs amis

Un jour, les parents de Miki lui annoncent leur intention de divorcer.

Un jour, les parents de Miki lui annoncent leur intention de divorcer.

Koishikawa Miki est le personnage principal. Au début de l’histoire, elle est en première année de lycée et on suit ses aventures jusqu’à son entrée à l’université. C’est une fille enjouée à la personnalité un brin enfantine. Miki est une kikokushijo1 : elle est née à Londres et y a vécu jusqu’à ses deux ans. Elle est mauvaise cuisinière mais bonne joueuse de tennis.
Matsuura Yū a tout pour lui : bishōnen, bon élève, sportif et bon cuisinier. Il a, bien sûr, beaucoup de succès auprès des filles. Il peut paraître prétentieux au premier abord mais c’est juste un garçon qui a du mal à exprimer ses sentiments. Avant Miki, il n’a jamais eu de personne importante à ses yeux.
Koishikawa Jin et Rumi sont les parents de Miki. Matsuura Yōji et Chiyako sont les parents de Yū. Suite aux divorces et aux nouveaux mariages Koishikawa Rumi et Matsuura Chiyako deviennent Matsuura Rumi et Koishikawa Chiyako.
Suō Ginta est un camarade de classe et ami de Miki, du genre déterminé et impulsif. Au collège, Ginta et Miki étaient amoureux l’un de l’autre mais suite à un malentendu, ils ne sont jamais sortis ensemble et sont restés amis. Ginta joue au tennis dans le même club que Miki.
Akizuki Meiko est une camarade de classe et amie dont Miki est très fière. C’est une jolie fille aux longs cheveux permanentés et à la personnalité mystérieuse. Sa façon de s’exprimer et de se comporter lui donne l’air d’une adulte. Elle est passionnée de littérature ; son auteur préféré est John Updike. Miwa Satoshi est le président du conseil des élèves et un ami de Yū. Son père est un célèbre architecte. Et je n’en dirai pas plus sur Satoshi ni sur les autres personnages pour ne pas dévoiler l’intrigue.

Expressions

Akizuki Meiko est une camarade de classe et amie dont Miki est très fière.

Akizuki Meiko est une camarade de classe et amie dont Miki est très fière.

J’ai adoré les expressions de Miki : la stupeur, l’horreur, l’exaspération et la perplexité qui se lisent sur son visage ont souvent un effet comique. Yū et Meiko, en revanche, sont moins expressifs et ont souvent un sourire poli sur les lèvres quand ils n’ont pas le visage grave. Le regard de Meiko à Ginta quand elle lui interdit de se mettre entre Yū et Miki est particulièrement mémorable. Je trouve que Yū et Meiko se ressemblent beaucoup et, comme Suzu, je pense qu’ils auraient fait un beau couple. Du côté des relations, j’ai bien sûr adoré le triangle amoureux formé par Miki, Ginta et Yū. Par la suite, j’ai moins aimé l’intrusion des autres personnages (Arimi, Kei, Suzu) mais sans eux, l’histoire de Yū et Miki aurait été bien trop simple. D’ailleurs, si j’avais un reproche à faire au manga, je dirais que je trouve que le couple ne rencontre finalement pas beaucoup d’obstacles et que les personnalités de Yū et de Miki sont bien trop lisses. Il n’y a pas eu assez d’éclats à mon goût mais après tout, c’est plutôt en accord avec les personnalités des personnages donc c’est bien ainsi. Parenthèse vestimentaire : je trouve qu’Arimi vient équilibrer le casting. Son côté oshare, est un bon compris entre le look strict de Meiko et le look enfantin de Miki.

Je n’arrive pas vraiment à saisir pourquoi Marmalade・Boy est un manga qui me captive tant mais je pense que c’est grâce à l’ambiance générale, à l’humour, aux quiproquos et bien sûr grâce aux personnages principaux, Yū et Miki, qui sont très attachants et attendrissants. Particulièrement Yū. Je les ai peu évoqués mais les autres personnages ne sont pas en reste. Marmalade・Boy est un classique du shōjo manga ; si vous en avez l’occasion, lisez-le sans hésiter.

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1. Kikokushijo (帰国子女, littéralement « enfants rapatriés ») est un terme japonais désignant généralement les enfants de Japonais expatriés qui ont fait une partie de leurs études en dehors du Japon avant d’y revenir.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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2 Responses

  1. 12 octobre 2015

    […] romantique compte 76 épisodes de 24 minutes environ. Cet anime est l’adaptation du manga Marmalade・Boy de Yoshimizu […]

  2. 16 janvier 2016

    […] le manga et la série TV, on voit l’histoire du point de vue de Miki. Dans le film, on la voit du point de […]

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