[OVA] AIKa ZERO

AIKa ZERO est une OVA réalisée par Yamauchi Noriyasu et produite par Studio Fantasia et BANDAI VISUAL. Sortie au Japon le 25 août 2009, cette OVA d’action de trois épisodes de 27 minutes succède à l’OVA AIKa R-16:VIRGIN MISSION.

Trop de vulgarité

Sumeragi Aika.

Sumeragi Aika.

L’histoire se situe trois ans après celle d’AIKa R-16:VIRGIN MISSION. Sumeragi Aika est maintenant une étudiante de 19 ans, toujours salvager de classe C. Son amie du lycée, Shinkai Eri, fait une fois de plus appel à son aide pour enquêter sur une série de disparitions de jeunes filles dans une école. Minamino Karen et sa tutrice, Nagisa Risako, sont elles aussi de la partie. Aika et ses amies infiltrent donc l’école et font connaissance avec leurs adversaires : les membres du conseil des étudiantes, menées par leur présidente, Shiratori Miyu, elle-même manipulée par l’E.T.A.I. (Extra Terrestrial Artificial Intelligence ?) et ses tentacules.

AIKa R-16:VIRGIN MISSION m’ayant laissé une mauvaise impression, je n’attendais vraiment rien de bon d’AIKa ZERO. Les tentacules qui se sont ajoutées aux culottes et aux poitrines dénudées dès les premières minutes de l’anime m’ont confortée dans mon opinion. Et pourtant, à la fin du premier épisode, j’étais tout de même contente de voir que tous les personnages du précédent OVA étaient de retour (sauf Gust). J’ai aussi été agréablement surprise de retrouver de jeunes Rudolf et Nēna Hāgen. J’ai cru qu’enfin, on avait droit à une intrigue solide et pas trop de vulgarité. J’ai été naïve : dès le second épisode, mes espoirs ont été douchés. La vulgarité était bien au rendez-vous et pire, l’intrigue était creuse.

Confusion au sujet d’Aika

Rudolf Hāgen.

Rudolf Hāgen.

Sumeragi Aika est maintenant une étudiante de 19 ans, toujours salvager de classe C. Dans cette OVA, la couleur de ses yeux ont changé (ils étaient verts, ils sont maintenant bleus). Elle ne porte toujours pas son bustier en alternate metal. En revanche, l’E.T.A.I. semble dire qu’Aika est comme elle et après l’avoir pénétrée d’une tentacule, « quelque chose » dans Aika se réveille. Aucune explication n’est malheureusement donnée et ça reste très confus. Shinkai Eri, 19 ans, n’a pas changé. Même si elle s’occupe maintenant des affaires de son père dans l’industrie lourde, elle reste folle de mystère. Minamino Karen était plus âgée qu’Aika et Karen dans AIKa R-16:VIRGIN MISSION. Elle ne l’est plus dans AIKa ZERO car, étant un clone, elle a pour toujours dix-sept ans. Elle est donc toujours lycéenne, cette fois dans le lycée où enquête Aika. Elle a maintenant les cheveux courts et se montre volontiers plus bavarde. Nagisa Risako est la tutrice de Karen. Infirmière dans le lycée où enquête Aika, elle l’aide dans ses recherches. Aida Gōzō et le capitaine du bateau d’Eri étaient peu présents dans l’OVA précédent. Ils sont ici un peu plus actifs et apportent une aide logistique dans l’enquête d’Aika. La présidente du conseil des étudiantes, Shiratori Miyu, est, avec l’E.T.A.I., la principale antagoniste de l’anime. À part leur objectif, qui est d’envoyer des données dans l’espace, on ne sait pas grand-chose. On a, encore une fois, des antagonistes creux qui ne servent qu’à justifier des scènes d’action qui elles-mêmes ne sont qu’un prétexte pour montrer des culottes blanches. Et dans le cas d’AIKa ZERO, les scènes d’action sont particulièrement vulgaires. Rudolf et Nēna Hāgen ne sont pas, à proprement parler, des antagonistes puisqu’ils ne s’opposent pas à Aika. Il n’y a d’ailleurs pas d’interaction entre eux mais ils partagent le même objectif : vaincre l’E.T.A.I. Ils sont, tous les deux, particulièrement charmants dans cet OVA.

À part le fanservice, rien ne compte

Shinkai Eri.

Shinkai Eri.

L’intrigue s’annonçait intéressante et pourtant, à la fin du dernier épisode, plein de questions restaient sans réponses. J’ai cru un instant qu’il y avait une vraie intrigue car j’avais perdu de vue que dans la saga AIKa, ce n’est pas l’intrigue qui compte mais les culottes et les poitrines dénudées.

Que l’intrigue ne soit pas approfondie et que certains éléments de l’histoire soient confus semblent être le dernier des soucis de Yamauchi Noriyasu. Il y a eu des changements réussis comme la nouvelle coupe de cheveux de Karen mais j’ai l’impression qu’à part le fanservice, rien ne compte dans cet anime.

Pas de villes englouties par l’océan

Minamino Karen.

Minamino Karen.

L’autre changement intervient au niveau des lieux. Dans AIKa ZERO, pas d’eau, pas de villes englouties par l’océan. Pourtant, la notion de salvager, initialement, désignait des personnes dont le travail est de récupérer des biens et des données perdus sous l’océan. Là, on a une salvager qui enquête dans une école et qui pilote un avion. L’eau disparaît au profit de la terre et de l’air. Les éléments de l’histoire originale n’ont pas été respectés. La seule eau qu’on a dans cette OVA est celle d’une baignoire, d’une piscine, d’une douche… Tout ça pour voir des filles nues ou en maillot de bain. On voit bien l’océan à la fin de l’OVA mais quel intérêt si l’activité de salvager ne s’y déroule pas ?

Des musiques plutôt réussies

Sumeragi Aika et Minamino Karen.

Sumeragi Aika et Minamino Karen.

Kameyama Kōichirō prend le relai de Nomura Hiroyuki et Kanezaki Jun’ichi à la musique. Et c’est mieux. Mais si les musiques qui accompagnent l’anime sont plutôt réussies, on ne peut pas en dire autant des génériques qui sont, comme tous les autres génériques de la saga, vraiment moyens. Au niveau du doublage, pas grand-chose à signaler. Tous les personnages conservent leurs doubleurs d’AIKa R-16:VIRGIN MISSION sauf Nagisa Risako. Okano Kōsuke a la dure tâche de passer après Shiozawa Kaneto dans le rôle de Rudolf Hāgen et il s’en tire plutôt bien. Nēna Hāgen change aussi de seiyū : c’est Kuwashima Hōko qui lui prête sa voix. On l’a également entendue dans le rôle de Presea Combatir dans TALES OF SYMPHONIA. Enfin, l’E.T.A.I. est doublée par Sawashiro Miyuki qui se cache derrière Kamate-sensei dans A-CHANNEL et Maeda Atsuko dans AKB0048.

La dernière OVA de la saga AIKa se fait remarquer par son intrigue plus que médiocre, toujours plus de vulgarité et des changements qui ne respectent pas les éléments de l’histoire originale. Et si la musique est assez réussie et le casting plutôt bon, ça ne suffit pas à en faire un anime recommandable.

Site officiel : http://www.aika-zero.com/

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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1 Response

  1. 17 octobre 2015

    […] AIKa ZERO est un manga illustré par Azami Yūko. Sorti le 25 mars 2010 aux éditions WANI BOOKS dans la collection GUM COMICS, l’unique volume compte six chapitres. Ce manga est l’adaptation de l’OVA du même nom. […]

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