[OVA] AIKa

AIKa est une OVA réalisée par Nishijima Katsuhiko et produite par Studio Fantasia. Sortie au Japon le 25 avril 1997, cette OVA d’action compte huit épisodes de 24 minutes.

Nudité, panchira, vulgarité

Aida Rion et Sumeragi Aika.

Aida Rion et Sumeragi Aika.

En 2016, suite à une catastrophe planétaire, une grande partie des terres est submergée et repose au fond de l’océan. Vingt ans plus tard, une nouvelle catégorie de travailleurs, les salvagers, connaît une activité florissante. Leur but est de retrouver les biens et les données de pays ou de sociétés perdus dans les profondeurs des océans. Parmi eux, la belle Sumeragi Aika a le sens du combat au corps-à-corps, ce qui fait d’elle une remarquable salvager. Un jour, Aika reçoit une demande d’un certain client : enquêter et retrouver une substance énergétique, appelée Ragu, qui n’est pas étrangère à la catastrophe planétaire survenue vingt ans plus tôt. Au cours de son investigation, Aika doit combattre Rudolf Hāgen qui veut utiliser le Ragu pour éradiquer le genre humain et construire un monde utopique.

L’histoire a l’air pas mal mais la première impression est mauvaise : trente secondes ne se sont pas écoulées qu’on a déjà une petite culotte blanche. Il y a tellement de scènes de nudité et de panchira que ça en devient vulgaire. Les personnages ne sont pas attachants, certains sont même répugnants et les gags ne font pas rire. Et pourtant, au bout de quelques épisodes, j’ai fait abstraction de ce défilé de petites culottes et j’ai fini par apprécier les personnages principaux.

Force de combat surhumaine

Aida Gōzō et Rion.

Aida Gōzō et Rion.

Sumeragi Aika, 26 ans, est la belle et remarquable salvager de la société KK (lisez K-two) Corporation. Elle porte un bustier fait d’un métal liquide spécial, l’alternate metal, qui lui confère une force hors du commun. Quand la situation semble désespérée, ce bustier s’active généralement contre la volonté d’Aika, la transforme (en la déshabillant au passage) et lui donne une force de combat surhumaine. Aida Gōzō, 51 ans, est le président de la société KK Corporation. Il a recueilli et élevé Aika à la mort de ses parents. Il est le père de Rion, 18 ans, apprentie salvager. Pleine de vigueur et autoritaire, Rion aspire à devenir une excellente salvager comme Aika. Gust Turbulence, 24 ans, est également salvager et travaille avec Ba Bandora, une vétérane du milieu. Fils de bonne famille, il est toutefois indépendant et veut gagner son pain à la sueur de son front. Lui aussi doué pour le combat au corps-à-corps, il est éperdument amoureux d’Aika. Maypia Alexymetalia est un agent de classe A d’une organisation d’espionnage secrète et internationale. Elle a de grandes capacités mais se comporte souvent comme une idiote. Michikusa Shuntarō est un salvager débutant. À part rêvasser et enfiler les robes des Delmo (qui lui vont bien !), il ne fait pas grand-chose. Du côté des antagonistes, il y a le leader Rudolf Hāgen, génie scientifique de 31 ans, qui veut éradiquer l’humanité. Bébé-éprouvette, il est porteur de gènes supérieurs à l’aide desquels il prévoit de refaire le monde. Il aime les femmes et Aika l’intéresse particulièrement au grand dam de sa sœur Nēna, 28 ans, qui est amoureuse de son frère. Parmi les subalternes Rudolf Hāgen, les Delmo, seules la capitaine du vaisseau et son adjudante qui reprennent le flambeau à la disparition de Hāgen, Valérie qui trompe Aika en se déguisant en homme et Rie Petoriyakowa qui enquête sur Aika sont dignes d’être citées.

L’intrigue au service du fanservice

Sumeragi Aika, Aida Rion et Gust Turbulence.

Sumeragi Aika, Aida Rion et Gust Turbulence.

Il y a bien une intrigue, je l’ai d’ailleurs résumée plus haut. Ce qui est gênant c’est que cette intrigue est au service du fanservice. Ainsi, plus qu’une histoire, on a un enchaînement de scènes d’action qui servent à montrer des culottes blanches. Il y a deux autres gros reproches que je peux faire : la relation entre Nēna et Rudolf Hāgen d’une part et la relation entre la capitaine Delmo et son adjudante d’autre part. Ce n’est pas la relation incestueuse en elle-même de Nēna et Rudolf Hāgen qui me choque. Une histoire d’amour entre frère et sœur, ce n’est pas rare dans les manga et/ou anime. Je pense notamment à Setsuna et Sara dans Tenshi Kinryōku ou encore Hakkai et Kanan dans Saiyūki pour ne citer qu’eux. Dans ces deux cas, la relation incestueuse ne me paraît ni répugnante ni vulgaire car elle ne sert pas le fanservice, elle est un élément important du scénario et de l’histoire des personnages. Elle contribue à les rendre humains et donne souvent une dimension douloureuse à leurs histoires personnelles. Dans le cas de Nēna et Rudolf Hāgen, la relation incestueuse est répugnante et vulgaire car il n’y a aucune histoire derrière, ce n’est que du fanservice. Le raisonnement est le même pour la relation entre la capitaine Delmo et son adjudante. Une histoire d’amour entre deux femmes, ce n’est pas rare dans les manga et/ou anime. Prenez Ten’ō Haruka et Kaiō Michiru dans Bishōjo Senshi Sailor Moon. L’amour de ces deux jeunes filles apportent à la série du glamour, de l’émotion et même de l’humour. La relation entre la capitaine Delmo et son adjudante apportent quoi ? Du vulgaire fanservice.

D’improbables angles de prise de vue

Rudolf et Nēna Hāgen.

Rudolf et Nēna Hāgen.

On pourrait continuer à parler de vulgarité mais on va changer de sujet et parler des décors. Il n’y a malheureusement pas grand-chose à dire : les décors sont plutôt sommaires et les nombreuses machines peu détaillées. Mais bon, ce n’est pas un anime de mecha. L’attention, à la fois du réalisateur et du spectateur, est portée sur les petites culottes blanches au détriment du reste. Finalement, plus que les décors, ce qu’il faut évoquer ce sont les improbables angles de prise de vue. Je n’ai jamais vu autant de scènes en contre-plongée dans un anime. Et ce n’est pas le plus bizarre : les angles dits normaux ne le sont pas vraiment puisque le spectateur ne se trouve pas face au visage du personnage mais, vous l’aurez deviné, face à sa culotte blanche. En gros plan.

Un bon casting

Aida Rion et Maypia Alexymetalia.

Aida Rion et Maypia Alexymetalia.

Un mot sur la musique et le doublage pour finir. La musique de Kanezaki Jun’ichi n’a malheureusement rien d’exceptionnel et les génériques non plus. Le premier opening theme, SILENTCITY -AIKa-, interprété par Sasaki Mari, était le moins mauvais de tous. Plus que la musique, c’est le doublage qui a retenu mon attention car pour un anime médiocre, AIKa peut se vanter d’avoir un bon casting, surtout du côté des seiyū masculins. Nous avons donc dans le rôle d’Aida Gōzō, Ōtsuka Akio qui double également Regal Bryan dans TALES OF SYMPHONIA. Gust Turbulence est doublé par Kosugi Jūrōta qui se cache également derrière Dokugakuji dans Saiyūki RELOAD. C’est Onosaka Masaya qui prête sa voix à Michikusa Shuntarō et j’ai été surprise car c’est la première fois que je l’entendais jouer un parfait idiot. J’ai plutôt l’habitude de l’entendre dans des rôles plus virils (mais parfois un peu stupide) comme Zelos Wilder dans TALES OF SYMPHONIA. Enfin, l’immonde Rudolf Hāgen est doublé par le regretté Shiozawa Kaneto qui prêtait sa voix si singulière à Aries no Mū dans SAINT SEIYA. Chez les seiyū féminines, on notera la voix de Nīyama Shiho dans le rôle de Valérie. Elle a aussi doublé Kō Seiya/Sailor Star Fighter dans Bishōjo Senshi Sailor Moon Sailor Stars. Et pour finir, Ōtani Ikue est plutôt connue pour ses rôles de jeunes garçons comme Konohamaru dans NARUTO ou de Pikachu. Là, elle double Rie Petoriyakowa, une jeune fille donc. Ce fut un plaisir d’entendre sa voix féminine.

AIKa n’est vraiment pas un anime recommandable. Il y a malheureusement beaucoup trop de culottes blanches et de vulgarité. Même les gags et les personnages qui se sont finalement avérés attachants ne suffisent pas à en faire un décent anime. En revanche, si vous êtes un fétichiste de la petite culotte alors foncez, cette OVA est faite pour vous.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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2 Responses

  1. 12 octobre 2015

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  2. 15 octobre 2015

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