[Manga] AKB0048gaiden tobidase!AKB zero zero jogakuen

AKB0048gaiden tobidase!AKB zero zero jogakuen est un manga illustré par Suga Tatsurō. Le premier des trois volumes est sorti le 17 août 2012 aux éditions KODANSHA dans la collection SHONEN MAGAZINE KC. Le manga avait été pré-publié à partir du premier trimestre 2012 dans l’hebdomadaire Magazine SPECIAL et le mensuel Shūkan Shōnen Magazine des éditions KODANSHA. AKB0048gaiden tobidase!AKB zero zero jogakuen est un spin-off de la série TV AKB0048.

École pour filles, magazine pour garçons

Première de couverture du premier volume.

Première de couverture du premier volume.

L’école privée Akiba est un pensionnat pour filles tout ce qu’il y a de plus normal. Du moins, c’est ce que croit Ichinose Kaname qui vient justement d’intégrer cette école. Mais c’est en réalité le lieu où des jeunes filles sont entraînées à devenir des membres du groupe AKB0048 : l’AKB zero zero jogakuen. Tout au long du manga, on suit les aventures de Kaname au côté des célèbres membres du groupe comme Maeda Atsuko, Takahashi Minami, Ōshima Yūko, Watanabe Mayu et Kashiwagi Yuki.

Et c’est tout pour l’histoire. En fait, « histoire » est un grand mot pour ce manga qui fait uniquement dans le gag. Malheureusement, comme les gags ne font pas rire ni même sourire et qu’il n’y a pas d’intrigue, on s’ennuie énormément. Sans exagérer, ce fut un vrai supplice de lire AKB0048gaiden tobidase!AKB zero zero jogakuen. Je serais curieuse d’avoir l’avis d’une autre personne car vraiment, c’est la première fois qu’un manga m’ennuie autant. Au début, j’étais également surprise de voir que le manga fut pré-publié dans le Shūkan Shōnen Magazine. Je ne comprenais pas que le public visé puisse être masculin. J’avais juste oublié que la majorité des fans du groupe AKB48 est masculine. Mais quand même, je doute que ce manga plaise à un adolescent. Il faut certainement être un fan inconditionnel pour apprécier. Fan des AKB48, si tu passes par là, dis-moi ce que tu ressens à la lecture de ce livre. C’est un grand mystère pour moi parce que vraiment, je ne trouve rien de positif : c’est pas drôle, les dessins ne sont pas très beaux, y a pas d’action, bien sûr pas de romance et pas de fanservice. L’histoire est tellement creuse que l’héroïne ne sait même pas à qui elle veut succéder.

Kenkyūsei et shūmei members

Les membres d'AKB0048 sont recherchés.

Les membres d’AKB0048 sont recherchés.

L’héroïne s’appelle Ichinose Kaname. À 15 ans, elle intègre l’AKB zero zero jogakuen et devient kenkyūsei1 des AKB0048. C’est une fille banale, spontanée et maladroite qui passe son temps à trébucher. Ses capacités sportives sont proches de zéro, le seul « sport » qu’elle ait pratiqué étant la balançoire à bascule. Shinozaki Marina (anciennement Shinoda Mariko, 5e du nom) est le professeur qui dirige l’AKB zero zero jogakuen. Particulièrement enthousiaste au sujet des bishōjo, elle harcèle Kaname dès qu’elle en a l’occasion. Mister X est le principal de l’école qu’il dirige dans l’ombre. Il ne fait aucune apparition physique, on ne l’entend qu’à travers un haut-parleur. Hamasaki Kotori, kenkyūsei de 15 ans, est une camarade de classe de Kaname. Elle souhaite devenir la prochaine Kojiharu mais a la poitrine d’une Takamina. Et puis il y a les shūmei members2 : Maeda Atsuko (11e du nom), Ōshima Yūko (8e du nom), Takahashi Minami (4e du nom), Watanabe Mayu (3e modèle) et Itano Tomomi (9e du nom).

Vraiment pas drôle

Les shūmei members d’AKB0048.

Les shūmei members d’AKB0048.

Jamais je ne me suis trouvée aussi mécontente à la lecture d’un manga. Les personnages, en général, ne sont pas beaux, pour commencer. Il n’y a que Kashiwagi Yuki (5e du nom) qui sort un peu du lot mais on ne la voit pas énormément. Quant à l’héroïne, Ichinose Kaname, elle est censée être la plus drôle des personnages mais c’est plutôt la plus exaspérante. J’aime le comique de répétition mais là, les chutes de Kaname, le harcèlement de Shinozaki Marina et d’Ōshima Yūko n’étaient vraiment pas drôles. Les personnages comme Mister X, Miyama Sayuki et Miyama Tadao n’ont servi strictement à rien si ce n’est à me faire croire qu’un semblant d’intrigue allait se développer. Mais, finalement non.

Bon, vous l’aurez compris, je n’ai vraiment pas aimé AKB0048gaiden tobidase!AKB zero zero jogakuen et vous conseille de passer votre chemin. Si vous voulez lire un manga sur les AKB0048, lisez plutôt AKB0048 ♥gata operation.

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1. kenkyūsei : littéralement « étudiant en recherche », les kenkyūsei sont des membres qui doivent s’entraîner et progresser pour pouvoir un jour faire partie des teams principales du groupe AKB48 ou des groupes sœurs (SKE48, NMB48, HKT48, etc.)
2. shūmei members : shūmei signifiant « succession », les shūmei members sont des kenkyūsei qui atteignent le niveau nécessaire pour prendre le nom d’un membre originel et qui ainsi lui succède.

[Manga] AMNESIA LATER Comic Anthology

AMNESIA LATER Comic Anthology est un manga illustré par Uraki En’ya, Kanzaki Ryūko, Kita Ayato, Shirataki Nako, Chitose Asahi, Mochizuki Kazuomi, Morita Nana, Morino Mizu, Yami Ka et Risuno. Sorti le 25 juin 2012 aux éditions Ichijinsha dans la collection DNA media comics, le volume compte dix chapitres. Ce manga est l’adaptation du jeu PSP AMNESIA LATER.

Encore une anthologie

Première de couverture.

Première de couverture.

Les dix chapitres racontent des histoires toutes indépendantes les unes des autres mais toutes en relation avec le jeu. Le premier chapitre, Meido no hitsuji kaikaku sakusen par Morino Mizu se passe, comme son titre l’indique, au Meido no hitsuji où Waka veut lancer un événement innovant. Mais rien ne se passe comme il le souhaite. Dans le deuxième chapitre, Kimi ga hohoemu mirai no tame ni, c’est encore Yami Ka qui nous raconte une nouvelle histoire entre Shin et l’héroïne alors que Risuno remplace Shirataki Nako sur l’histoire entre Ikki et l’héroïne au troisième chapitre intitulé Let’s Challenge !! Dans le quatrième chapitre, Meido no hitsuji tanken course~jungle fūmi~ par Mochizuki Kazuomi, Shin, Ikki, Kent et Tōma sont jaloux d’Ukyō qui sort avec l’héroïne et cherchent à lui nuire. Dans le cinquième chapitre, Boku no seikai, Uraki En’ya nous fait partager un moment entre Orion et l’héroïne. Les chapitres six et huit, Futari no kyori ha yuruyaka ni par Kita Ayato et Shiawase ippo par Morita Nana, sont tous les deux au sujet de Kent et l’héroïne. Dans le chapitre sept, Mou hitotsu no sentaku par Kanzaki Ryūko l’héroïne a perdu la mémoire et au lieu de l’annoncer à un seul garçon, elle l’annonce aux quatre en même temps (Ukyō n’apparaît pas dans cette histoire). Shin, Ikki, Kent et Tōma vont alors rivaliser pour se faire passer pour l’amoureux de l’héroïne. Cette histoire est une fois de plus l’occasion pour Kanzaki Ryūko de caricaturer les défauts ou faiblesses des quatre garçons. Dans le neuvième chapitre, Kimi to futari de, Shirataki Nako délaisse Ikki pour nous raconter une histoire entre Ukyō et l’héroïne tandis qu’au dernier chapitre, Kago no tori, Chitose Asahi ne se lasse pas du couple formé par Tōma et l’héroïne.

On retrouve l’atmosphère légère et l’humour d’AMNESIA Comic Anthology. Les personnages sont fidèles à eux-mêmes et une fois de plus les différents styles qui se côtoient rendent le manga intéressant.

Histoires de couples

Kent, l'héroïne et Ikki.

Kent, l’héroïne et Ikki.

Comme dans le jeu, l’héroïne n’est plus amnésique (à l’exception du chapitre sept) et semble plus vivante, parfois même rayonnante. Nous voilà bien contents pour elle. Shin, lui, semble moins spartiate, beaucoup plus doux et rencontre de fait moins de retenue de la part de l’héroïne dans leur couple.
Comme dans le jeu, Ikki ne joue plus au playboy (son fanclub ne fait pas d’apparition) et il n’est plus question de son mystérieux pouvoir. Il forme un couple harmonieux avec l’héroïne malgré la grande timidité de celle-ci. Kent est lui aussi toujours très timide et maladroit bien que moins froid dans sa relation avec l’héroïne.
Tōma, à trop vouloir protéger l’héroïne, a peur de la blesser mais l’héroïne, qui ne semble pas traumatisée par l’épisode de la cage dans le jeu AMNESIA, s’empresse de le rassurer. Enfin, Ukyō et l’héroïne voient toujours le monde se mettre en travers de leur chemin (quand ce n’est pas les quatre autres garçons) mais ils restent soudés face aux obstacles. Ukyō est toujours inquiet de ce qu’il pourrait arriver à l’héroïne par sa faute (comme on le comprend).

Orion, fidèle à lui-même, est devenu un petit garçon toujours aussi adorable. Sawa, Mine et Rika ne font malheureusement que des apparitions secondaires. Waka, lui, offre un peu de fanservice dans le premier chapitre en portant l’uniforme féminin de son maid-café. Ça aurait pu être mieux (j’aurais préféré quelque chose qui le mette plus à son avantage). Je trouve dommage qu’une romance entre Waka et l’héroïne n’ait pas été pas sous-entendue comme dans le jeu AMNESIA LATER.

Illustrations toujours très plaisantes

Meido no hitsuji kaikaku sakusen par Morino Mizu.

Meido no hitsuji kaikaku sakusen par Morino Mizu.

L’ambiance douce et légère fait d’AMNESIA LATER Comic Anthology un bon divertissement. Les histoires sont moins drôles que celles de la précédente anthologie mais laissent place à plus de douceur de la part des personnages (on peut pas tout avoir). Les visages de Shin, Ikki, Kent, Tōma et Ukyō affichent de tendres expressions vraiment agréables à regarder. Je ne m’en lasse pas.

Encore une fois, il faut préalablement avoir joué au jeu, aux deux jeux même, pour comprendre toutes les références qui se glissent dans chaque chapitre. Les illustrations sont toujours toutes très plaisantes. Le manga s’ouvre sur quatre magnifiques illustrations en couleur de Natsu Samako (et non pas Nanato Samako), Kawakami Saki, Mio Junta et Kiya Machi ainsi qu’une page titre en noir et blanc de Shirataki Nako. Le character design est différent de celui du jeu et change d’un artiste à un autre : c’est une expérience visuelle assez agréable. J’ai particulièrement aimé les dessins de Yami Ka dans le deuxième chapitre et aucun ne m’a rebuté comme dans AMNESIA Comic Anthology où le style de Mikanagi Fubito ne m’avait pas trop plu. Mon chapitre préféré est Meido no hitsuji tanken course~jungle fūmi~ par Mochizuki Kazuomi, c’est sûrement le plus drôle de tous.

J’ai adoré AMNESIA LATER Comic Anthology mais je ne le recommande qu’à ceux qui connaissent les deux jeux sortis sur PSP et qui les ont appréciés. Les autres risquent de ne pas comprendre les références et n’y trouveront aucun intérêt.

[Manga] AKB0048 uchū de ichiban GACHI na yatsu!

AKB0048 uchū de ichiban GACHI na yatsu! est un manga illustré par Ishizaka Kenta. Le premier des deux volumes est sorti le 8 juin 2012 aux éditions KODANSHA dans la collection SHONEN MAGAZINE KC. Le manga avait été pré-publié à partir de mars 2012 dans le mensuel BESSATSU SHONEN MAGAZINE des éditions KODANSHA. AKB0048 uchū de ichiban GACHI na yatsu! est un spin-off de la série TV AKB0048.

Overture

Première de couverture.

Première de couverture.

À l’an 98 du calendrier stellaire, Ōta Kazuya est un garçon frustré de ne pouvoir réaliser son rêve d’aller dans l’espace à cause d’un vieux traumatisme. Mais Kazuya rencontre Maeda Atsuko des AKB0048 et décide de l’aider à accomplir un rêve : se rendre au centre de l’univers et faire un live diffusé simultanément dans l’univers entier. Rien que ça.

AKB0048 uchū de ichiban GACHI na yatsu! est une excellente surprise sur plusieurs points. D’abord parce qu’aux côtés des membres du groupe AKB0048, nous avons un personnage principal masculin. Exit les kenkyūsei1 banales et maladroites ! À la place, on a un garçon, certes tout aussi banal, limite pathétique, mais qui ne rêve pas d’AKB0048, lui. Ensuite, on a là un vrai shōnen manga avec de la baston, de l’action et pas juste des gags nuls qui s’enchaînent comme dans AKB0048gaiden tobidase!AKB zero zero jogakuen. Le manga ne fait pas non plus l’erreur de s’éparpiller au niveau des personnages : on ne sort pas des dizaines de shūmei members2 juste pour faire joli. Kazuya rencontre au cours de son aventure cinq membres des AKB0048 et rien n’est laissé au hasard. Une de ces shūmei members a d’ailleurs un rôle surprenant et ça n’a pas été pour me déplaire. Bien au contraire ! J’ai eu l’impression qu’ici on bousculait un peu (pas trop non plus) l’univers des AKB0048. Y a bien eu un truc avec lequel j’ai eu un peu de mal : la gerbe. Kazuya est malade à la simple vue d’un vaisseau spatial et il vomit beaucoup tout au long du manga. C’est censé être un élément comique de l’histoire mais moi, ça ne m’a pas beaucoup fait rire.

Zero zero kenkyūsei

Maeda Atsuko (23e du nom) est une idol recherchée de rang A.

Maeda Atsuko (23e du nom) est une idol recherchée de rang A.

Au début de l’histoire, Ōta Kazuya travaille dur sur une planète minière. Il rêve de voyager dans l’espace mais cinq ans plus tôt, son père est décédé dans un accident spatial et depuis Kazuya a la phobie des vaisseaux spatiaux et vomit à leur seule vue. Sa rencontre avec la légendaire Maeda Atsuko va l’aider à vaincre sa phobie et à réaliser son rêve.

Maeda Atsuko (23e du nom) est une idol recherchée de rang A. Elle est l’ace taciturne et peu amène des AKB0048. Toutefois, quand elle chante, elle a l’enthousiasme d’une vraie idol. Dans l’espoir de faire un live diffusé simultanément dans l’univers entier, elle est à la recherche des autres membres AKB0048 qui ont été dispersées à travers l’espace.

Parmi les autres personnages, on retrouve comme d’habitude Takahashi Minami (15e du nom), éternelle capitaine des AKB0048, Watanabe Mayu (5e modèle), Kojima Haruna (20e du nom) et Ōshima Yūko.

Comme je le disais plus haut, AKB0048 uchū de ichiban GACHI na yatsu! apporte un vrai soulagement du côté des personnages. Il n’y a pas des dizaines de shūmei members juste pour faire joli, pas de kenkyūsei pleines d’étoiles dans les yeux, pas de professeur qui ne sert à rien…
On a de vrais personnages en quantité raisonnable, assez bien développés et qui ont tous un rôle bien déterminé dans l’histoire. Ōta Kazuya manque un peu de charisme mais ne sert pas juste de faire-valoir à Maeda Atsuko, c’est déjà ça.

L’aube de l’idol

Maeda Atsuko est l’ace taciturne et peu amène des AKB0048.

Maeda Atsuko est l’ace taciturne et peu amène des AKB0048.

Pour les naïfs (comme moi) qui ont cru qu’un personnage masculin allait apporter de la romance : trois points.
Le premier : ceci est un shōnen manga. Comme vous allez me rétorquer qu’il peut y avoir de la romance dans un shōnen manga voici le deuxième point : Kazuya n’est pas le genre de personnage à faire dans la romance. Juste le fait qu’il vomisse à la vue d’un vaisseau est suffisant pour comprendre que ce personnage n’a pas été créé dans le but de développer une romance.

Et si les deux premiers points ne vous ont pas convaincus, voici l’argument ultime : ren’ai kinshi3 ! Je me suis fait une raison à ce sujet et je n’espérais (presque) rien. Pas avec un personnage comme Kazuya, en tout cas. Si le personnage avait été un bishōnen, ça aurait été une autre histoire mais Kazuya n’est pas un bishōnen. Je n’attendais de toute façon pas de lui qu’il en soit un, j’aurais juste aimé un personnage masculin qui ne passe pas son temps à vomir. Et qui ait un peu plus la classe que Kazuya.

Quoi qu’il en soit, même s’il ne rentre pas dans mes goûts, objectivement AKB0048 uchū de ichiban GACHI na yatsu! est un manga plutôt réussi que je vous recommande. Sans être excellent, ça reste un bon divertissement. J’ai trouvé Ishizaka Kenta audacieux de faire un shōnen manga sur les AKB48 mais il a relevé le pari haut la main. Bien sûr, pour entièrement apprécier AKB0048 uchū de ichiban GACHI na yatsu!, il faut être un peu familier avec l’univers des AKB48 mais sans forcément être un fan inconditionnel.

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1. kenkyūsei : littéralement « étudiant en recherche », les kenkyūsei sont des membres qui doivent s’entraîner et progresser pour pouvoir un jour faire partie des teams principales du groupe AKB48 ou des groupes sœurs (SKE48, NMB48, HKT48, etc.)
2. shūmei members : shūmei signifiant « succession », les shūmei members sont des kenkyūsei qui atteignent le niveau nécessaire pour prendre le nom d’un membre originel et qui ainsi lui succède.
3. ren’ai kinshi : littéralement « amour interdit », le ren’ai kinshi est la règle qui interdit strictement aux membres du groupe AKB48 et des groupes sœurs d’avoir une relation amoureuse.

[Manga] Another 0-kan

Another 0-kan est un manga illustré par Kiyohara Hiro d’après l’œuvre originale d’Ayatsuji Yukito. L’unique volume est sorti le 26 mai 2012 aux éditions KADOKAWA SHOTEN dans la collection Kadokawa Comics A. Le manga est sorti accompagné d’une OVA.

Un guide et une histoire

Première de couverture.

Première de couverture.

C’est une très courte histoire qui est proposée dans Another 0-kan. Contrairement à ce que la couverture laisse supposer, ce n’est pas l’histoire de Misaki Mei et de Fujioka Misaki que vous allez lire mais celle de Mikami Reiko. Alors que Kōichi s’apprête à arriver chez ses grands-parents, Reiko se recueille devant l’autel dressé en la mémoire de sa sœur Ritsuko et se remémore l’année de sa disparition. Reiko était une élève de la fameuse classe 3 en troisième année. Elle avait entendu parler d’un phénomène qui frappait la classe 3 mais n’avait pas voulu y croire. Puis ses camarades de classe ont commencé à mourir les uns après les autres…

L’histoire est courte mais efficace. L’ambiance est légère quand Reiko ne se doute encore de rien et après le décès de son amie, on la voit sombrer, impuissante, dans le désespoir. C’est vraiment poignant. La scène où Ritsuko décède et celle où Reiko et Kōichi se sourient sont, chacune dans son genre, vraiment magnifiques. Le reste du manga est une sorte de guide dans lequel vous pouvez relire l’histoire du personnage par qui le phénomène est arrivé et redécouvrir l’histoire, les personnages et l’environnement de la série TV et de l’OVA. La doubleuse de Misaki Mei, le réalisateur, le scénariste et le character designer de la série TV et de l’OVA ont également laissé un message aux lecteurs. Le mangaka a lui aussi laissé un message et quelques illustrations. Bref, le contenu ravira les fans du manga et de la série TV, je pense. Pour ma part, j’aurais préféré moins de bonus et en lire plus sur Reiko.

Professeur de la classe 3

Reiko se recueille devant l’autel dressé en la mémoire de sa sœur Ritsuko.

Reiko se recueille devant l’autel dressé en la mémoire de sa sœur Ritsuko.

Mikami Reiko est la tante maternelle de Sakakibara Kōichi. Elle a onze ans de moins que sa sœur aînée, Ritsuko. Dans l’œuvre originale, elle est, à 29 ans, artiste et professeur d’arts au collège de Yomiyama Nord. Elle est aussi le vice-professeur principal de la classe de Kōichi. Elle connaît peu ce dernier mais il est comme un fils pour elle. Dans Another 0-kan, Reiko a quatorze ans. Sakakibara Ritsuko est la mère de Kōichi. Quinze ans avant les évènements d’Another, elle est retournée chez ses parents pour donner naissance à son fils. Elle est décédée peu après de maladie à l’âge de 26 ans. Elle était une camarade de classe de Yomiyama Misaki. Chibiki Tatsuji est déjà responsable de la deuxième bibliothèque dans Another 0-kan. Il apparaît toutefois beaucoup plus jeune. Ses cheveux et ses vêtements noirs contribuent à le rendre encore plus sombre et mystérieux que dans l’œuvre originale. Il semble calme et peu sociable même si on a pu voir dans l’épisode de la pension qu’il sait se dérider. Chibiki était le professeur principal de la classe 3 en troisième année en 1972. Il est donc le professeur qui a accepté de faire comme si Yomiyama Misaki était toujours vivant après son décès. Il l’a, bien sûr, amèrement regretté par la suite. Il a toutefois continué à enseigner et a de nouveau été le professeur de la classe 3 en 1976 et 1979 avant d’abandonner définitivement l’enseignement. Depuis, de sa position de bibliothécaire, il observe tous les ans la classe 3 et garde une trace écrite des décès et de la personne en plus chaque année où le phénomène se produit.

Laisser le soin d’imaginer

Dans Another 0-kan, Reiko a quatorze ans.

Dans Another 0-kan, Reiko a quatorze ans.

Après l’énorme déception causée par la série TV, j’étais bien heureuse de retrouver les personnages dessinés par Kiyohara Hiro. Les personnages sont tellement beaux sous son crayon. Ce ne sont pas juste des personnages qu’on va oublier aussitôt le manga refermé ; c’est Kōichi, Teshigawara, Mei ou encore Reiko qui ont eu le malheur de se retrouver dans la classe 3. Reiko, qu’elle soit adulte ou adolescente, dégage quelque chose de très fort. Son visage est très expressif sans être caricatural : elle est tour à tour souriante, contrariée, pensive, énervée, effrayée, surprise, triste, déterminée et on la laisse désespérée au milieu de sa troisième année de collège. Quand elle revient à l’âge adulte, on la retrouve déterminée et elle offre un doux sourire à Kōichi. Vraiment, jamais un personnage féminin ne m’aura fait autant d’effet que Mikami Reiko.

J’ai vraiment aimé l’idée de développer l’adolescence de Reiko. Ce n’était pas assez à mon goût, j’en aurais voulu toujours plus, mais c’est mieux que rien. Kiyohara Hiro explique à la fin du manga que quand il a su qu’un volume supplémentaire devait se faire, il a demandé à l’auteur du roman, Ayatsuji Yukito, de le laisser dessiner Reiko. Encore une fois, il a accompli un travail fabuleux. Contrairement à la série TV qui donne dans le gore à outrance, Kiyohara Hiro est subtil et ne fait que suggérer pour laisser à l’esprit du lecteur le soin d’imaginer. Je vous encourage vivement à y jeter un œil, je pense que vous ne serez pas déçus.

[OVA] Another

Another est une OVA réalisée par Mizushima Tsutomu et produite par l’Another seisaku īnkai (comité de production Another). Sortie au Japon le 26 mai 2012, cette OVA d’un épisode de 24 minutes est vendue avec le manga Another 0-kan.

Secrets et émotions

Another

Misaki Mei et Fujioka Misaki.

L’histoire se déroule avant que Sakakibara Kōichi n’emménage à Yomiyama. À la fin du mois de mars, Misaki Mei, plus souriante et plus innocente que dans la série TV, se promène dans le quartier commerçant de la ville en compagnie de sa sœur, Fujioka Misaki. On y apprend que Mei et Misaki, qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, se sont déjà vues plusieurs fois à l’insu de leurs familles respectives. À chacune de leur rencontre, elles aiment se partager leurs émotions et leurs secrets. Puis vient le mois d’avril. Misaki profite que Mei soit seule à la maison pour aller y passer la nuit. Dans cette nouvelle intimité, elles laissent libre cours à leur affection et renforcent ainsi leurs liens. Le lendemain, Mei et Misaki se rendent dans un parc d’attraction. Contrairement à Misaki, Mei semble terriblement anxieuse. Ceux qui ont lu l’œuvre originale savent pourquoi.

Sœurs et cousines

Mei et Misaki se ressemblent comme deux gouttes d’eau.

Mei et Misaki se ressemblent comme deux gouttes d’eau.

Misaki Mei est une élève de la classe 3 en troisième année au collège Yomiyama Nord. C’est une fille mystérieuse et solitaire qui vit au dessus d’un magasin de poupées. Vers l’âge de quatre ans, Mei a perdu son œil gauche suite à une tumeur et porte depuis une prothèse oculaire fabriquée par Kirika, sa mère adoptive. D’ordinaire peu expressive, Mei est plus enjouée et plus souriante lorsqu’elle se trouve en compagnie de Misaki. Suite à l’adoption de Mei par Kirika, Fujioka Misaki est légalement devenue la cousine de Mei. Mais biologiquement, les deux jeunes filles sont des sœurs jumelles. En dehors de la couleur des cheveux et des yeux qui diffèrent un peu, Mei et Misaki se ressemblent comme deux gouttes d’eau et s’entendent à merveille. Contrairement à Mei, Misaki est une fille naturellement enthousiaste et enjouée.

La boucle est bouclée

Mei et Misaki laissent libre cours à leur affection.

Mei et Misaki laissent libre cours à leur affection.

Après l’ambiance sombre et glauque de la série TV, cette OVA apporte un peu de fraîcheur et beaucoup de fanservice. Vous aurez droit, entre autres, à de la lolita fashion et au classique passage dans la salle de bain pour voir deux filles nues se tripoter. Et puis, comme il s’agit d’Another, il y aura le petit moment de frayeur que tout le monde aura vu venir accompagné d’une ridicule effusion de sang. Bref, rien de subtil.
Vraiment, je ne sais pas ce qu’il y a de pire entre le fanservice et ce petit moment gore. À part donner un côté humain à Mei, cet épisode n’apporte strictement rien. Mais il s’agit du premier décès causé par le phénomène, il fallait bien le montrer. Puis enfin, la boucle est bouclée avec la rencontre de Mei et Kōichi dans l’ascenseur. La scène est, cette fois-ci, présentée du point de vue de Mei.

La dernière scène de Misaki

Le décor est toujours aussi minutieusement représenté.

Le décor est toujours aussi minutieusement représenté.

Cet épisode est aussi l’occasion de montrer le côté urbain de Yomiyama, chose qu’on voyait peu dans la série TV. Les rues commerçantes, le centre commercial et le parc d’attraction rendent la ville plus vivante. Comme dans la série TV, la couleur rouge est omniprésente, mais plus sous la forme de rouille dans le décor que de sang, cette fois. Le décor est toujours aussi minutieusement représenté avec encore ces signes d’usure qui me fascinent. Et malheureusement, il y a toujours les poupées qui n’ont rien à faire là. Mais au moins, cette fois, elles sont uniquement intégrées dans le décor et ne servent pas à faire de transition entre deux scènes. Mais j’ai eu l’impression d’en voir encore plus que dans la série TV et toujours présentées de façon à induire en erreur le spectateur, particulièrement dans la dernière scène de Misaki.

Médiocre et ridicule

Le classique passage dans la salle de bain.

Le classique passage dans la salle de bain.

L’opening theme et l’ending theme de la série TV ont été conservés mais malheureusement, Kyōmu densen, ne colle pas vraiment avec l’ambiance plus légère de l’OVA. Misaki Mei est toujours doublée par Takamori Natsumi (Mizuho dans AKB0048) et Fujioka Misaki par Higarashi Hiromi. J’ai eu l’impression d’entendre Orion d’AMNESIA pendant tout l’épisode, c’était assez déroutant.

Vous vous en doutez : je ne vous recommande pas plus cette OVA que la série TV. Vraiment, c’est un épisode tellement médiocre et ridicule que c’en est décevant. L’idée de produire une ambiance légère n’était pourtant pas mauvaise, encore fallait-il le faire intelligemment sans sombrer dans l’excès de fanservice.