[Manga] Shishunki miman okotowari Kanketsuhen

Shishunki miman okotowari Kanketsuhen est un manga illustré par Watase Yū. L’unique volume est sorti le 20 juillet 2000 aux éditions SHOGAKUKAN dans la collection FLOWER COMICS. Le manga avait été pré-publié en mai 1998 dans le supplément du magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN. Il s’agit de la suite du manga Zoku・Shishunki miman okotowari.

Problème d’adultes

Première de couverture.

Première de couverture.

Un rappel de l’histoire pour ceux qui n’ont pas lu Shishunki miman okotowari et Zoku・Shishunki miman okotowari : après le décès de sa mère emportée par la maladie, Higuchi Asuka quitte son Hokkaidō natale pour se rendre à la capitale à la recherche du père qu’elle n’a jamais connu. Quand elle parvient à trouver la maison de son père, elle y trouve un frère, Sudō Manato, et une sœur, Sudō Kazusa, à peine plus jeunes qu’elle qui vivent seuls sous le même toit. Pour couronner le tout, Manato et Kazusa n’ont, eux non plus, jamais rencontré leur père. Dans l’espoir de rencontrer ce dernier, Asuka s’installe dans la maison avec son frère et sa sœur. Mais les relations entre les deux sœurs sont mauvaises : Kazusa voit d’un mauvais œil l’arrivée d’Asuka craignant pour son intimité avec Manato. Mais Asuka ne se laisse pas abattre et intègre l’école dans lequel son père officie en tant que président du conseil d’administration.

Dans Shishunki miman okotowari Kanketsuhen, Manato rentre des États-Unis pour le plus grand plaisir d’Asuka qui se languissait de son absence. Mais bien sûr, les retrouvailles ne se font pas facilement. Manato ne rentre pas seul : il est accompagné par Cindy, la fille du mari de sa mère, qui évidemment, sème la zizanie entre Manato et Asuka. Et puis les deux amoureux sont bientôt adultes et doivent faire des choix professionnels. En un court chapitre, Watase Yū parvient à mettre fin à la série de ses débuts en opérant une belle transition. Au début du chapitre, les problèmes d’Asuka et Manato ne vont pas plus loin qu’un peu de jalousie. En revanche, à la fin, ils doivent faire face à un problème d’adultes : comment concilier leurs choix professionnels ? J’ai trouvé ça finement ficelé de la part de la mangaka.

Photo de mariage

Sudō Asuka va entrer à l'université.

Sudō Asuka va entrer à l’université.

Sudō Asuka est le personnage principal. Enfant, elle est victime d’harcèlement scolaire et devient en grandissant une délinquante. Mais elle finit par retrouver le droit chemin. Elle a d’extraordinaires réflexes et est ridiculement douée pour la bagarre. En contrepartie, elle a pas grand-chose dans la tête et est assez insouciante. En retard d’un an, elle est dans la même classe que sa sœur Kazusa.
Parti aux États-Unis avec sa mère, Sudō Manato n’est légalement plus le frère d’Asuka et de Kazusa. Il est un peu pervers mais a d’excellentes notes (l’un n’empêche évidemment pas l’autre).
Sudō Kazusa est la petite sœur d’Asuka. Plutôt cool (dans le sens japonais du terme), son brother complex est maintenant de l’histoire ancienne. Hayami Tōru est un délinquant, ami de Manato mais on ne sait pas trop s’ils s’entendent bien ou pas. Kamiya Yōko est une camarade de classe d’Asuka et des trois autres personnages. C’est une jeune fille de bonne famille qui fréquente le club de gymnastique. Elle considère Asuka comme sa rivale. Et enfin Yashiro Kyōyu est le professeur principal de tout ce beau monde. Il est le père biologique d’Asuka et de Kasusa. J’avais espoir de voir réapparaître les personnages de Zoku・Shishunki miman okotowari que j’aimais tant, comme Shibata Shōma, mais malheureusement ça n’a pas été le cas. On peut tout de même le voir, ainsi que tous les autres personnages, sur la photo de mariage de Manato et Asuka. C’est un très beau dessin qui clôt à merveille l’histoire et c’est l’occasion de se rappeler tous les personnages ayant fait une apparition dans les deux séries précédentes comme Shima Takanari, le sosie de Manato, ou Sonoda, le beau garde du corps de Yōko…

Neuf ans après

Sudō Asuka et Kazusa.

Sudō Asuka et Kazusa.

Il faut savoir que Shishunki miman okotowari Kanketsuhen est composé de trois chapitres mais que seul le premier est justement Shishunki miman okotowari Kanketsuhen. Les deux autres, COUPLE et Chikyū no aruki kata, sont deux histoires sans rapport avec Shishunki miman okotowari. J’ai trouvé ça un peu dommage. Les deux chapitres auraient pourtant pu être utilisés pour faire durer le suspens sur l’avenir du couple formé par Manato et Asuka. En parlant de suspens, j’ai été naïve et j’ai un instant cru qu’on allait échapper à une fin conventionnelle. Ça n’a évidemment pas été le cas mais c’était quand même une belle fin. Qui s’attendait, neuf ans après Shishunki miman okotowari, à un dernier chapitre ? Certainement pas moi. Je me serais d’ailleurs bien contentée du départ de Manato aux États-Unis comme fin mais Watase Yū en a décidé autrement. C’est vrai qu’après avoir suivi les aventures de Manato et Asuka, c’est quand même touchant de les voir s’unir. Et puis, c’est encore une fois l’occasion de constater que le style de Watase Yū a encore évolué depuis ses débuts de lycéenne et ses débuts de mangaka.

Shishunki miman okotowari Kanketsuhen est à lire par tous les fans inconditionnels de Watase Yū et/ou les nostalgiques de Shishunki miman okotowari et de Zoku・Shishunki miman okotowari. Malheureusement pour les fans, la mangaka ne livre pas ici ses impressions sur ce dernier chapitre. Moi, j’aurais bien aimé savoir dans quel état d’esprit elle a dessiné cette histoire. Enfin, ceux qui n’avaient pas été convaincus par les deux premières séries, ne persistez pas : vous risqueriez d’être déçus. Je n’ai pas parlé des deux autres chapitres car ce n’était pas le sujet ici mais la dernière histoire, Chikyū no aruki kata, est plutôt touchante.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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