[Manga] Shishunki miman okotowari

Shishunki miman okotowari est un manga illustré par Watase Yū. Le premier des trois volumes est sorti le 20 juillet 1991 aux éditions SHOGAKUKAN dans la collection FLOWER COMICS. Le manga avait été pré-publié à partir de janvier 1991 dans le magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN.

Comédie, fanservice et H scene

Première de couverture du premier volume.

Première de couverture du premier volume.

Après le décès de sa mère emportée par la maladie, Higuchi Asuka quitte son Hokkaidō natale pour se rendre à la capitale à la recherche du père qu’elle n’a jamais connu. Quand elle parvient à trouver la maison de son père, elle y trouve un frère, Sudō Manato, et une sœur, Sudō Kazusa, à peine plus jeunes qu’elle qui vivent seuls sous le même toit. Pour couronner le tout, Manato et Kazusa n’ont, eux non plus, jamais rencontré leur père. Dans l’espoir de rencontrer ce dernier, Asuka s’installe dans la maison avec son frère et sa sœur. Mais les relations entre les deux sœurs sont mauvaises : Kazusa voit d’un mauvais œil l’arrivée d’Asuka craignant pour son intimité avec Manato. Mais Asuka ne se laisse pas abattre et intègre l’école dans lequel son père officie en tant que président du conseil d’administration.

Et voilà pour l’histoire. On pressent de suite le triangle amoureux et l’histoire d’amour compliquée qui font un bon shōjo manga. Bien que Watase Yū en soit encore à ses débuts avec ce titre, on sent déjà un certain sens du détail et son style plutôt bien maîtrisé. Elle montre d’ailleurs, à l’intérieur du manga, l’évolution de ses dessins et explique qu’elle a commencé à créer les personnages principaux alors qu’elle n’avait que quatorze ans. Elle confie également que l’histoire était plus sérieuse au début et que c’est finalement devenue une comédie. Pour les adeptes du genre, il y a un peu de fanservice et quelques H scenes (ce sont les mots de l’auteur) mais rien de bien sérieux. Manato qui tombe sur Asuka pendant qu’elle se déshabille est un exemple de gag récurrent que Watase Yū considère comme une H scene. Rien de bien choquant, on s’en remet sans peine.

Héros pervers

Higuchi Asuka quitte Hokkaidō à la recherche de son père.

Higuchi Asuka quitte Hokkaidō à la recherche de son père.

L’héroïne, Higuchi Asuka est le genre de fille qui monte à moto sans casque. Enfant, elle est victime d’harcèlement scolaire et devient en grandissant une délinquante. Mais elle finit par retrouver le droit chemin. Elle a d’extraordinaires réflexes et est ridiculement douée pour la bagarre. En contrepartie, elle a pas grand-chose dans la tête et est assez insouciante. En retard d’un an, elle est dans la même classe que son frère Manato et sa sœur Kazusa.
Sudō Manato est le frère cadet d’Asuka et le frère aîné de Kazusa. Il fréquente le club de karate de l’école. Il est un peu pervers mais a d’excellentes notes (l’un n’empêche évidemment pas l’autre).
Sudō Kazusa est la petite sœur d’Asuka et de Manato. Plutôt cool (dans le sens japonais du terme), elle souffre néanmoins d’un fort brother complex. Hayami Tōru est un délinquant, à la fois ami et ennemi de Manato. On ne sait pas trop s’ils s’entendent bien ou pas. Ce qui est sûr, c’est qu’il est amoureux d’Asuka. Kamiya Yōko est une camarade de classe d’Asuka et des trois autres personnages. C’est une jeune fille de bonne famille qui fréquente le club de gymnastique. Elle est amoureuse de Manato et considère Asuka comme sa rivale. Et enfin Yashiro Kyōyu est le professeur principal de tout ce beau monde qui entre au lycée. Il est également l’entraîneur sportif d’Asuka. Voilà pour les personnages, il n’y en a pas beaucoup et c’est bien ainsi : on s’y retrouve facilement. Je n’ai pas trop aimé le côté pervers de Manato. Au début du premier volume, on le voit avec des mouchoirs dans le nez après qu’il ait vu Asuka nue au sortir de la douche. C’est particulièrement le genre de scène que je trouve stupide et qui ne colle pas avec un héros de shōjo manga, selon moi.

Fanservice et bishōnen

L’histoire ne compte qu’un seul bishōnen : Manato.

L’histoire ne compte qu’un seul bishōnen : Manato.

Trois volumes, c’est bien trop peu pour produire une intrigue complexe et des relations approfondies. C’est la seule chose que je reproche à Shishunki miman okotowari. D’une part, on voit très vite où Watase Yū veut en venir et d’autre part, les relations des personnages sont superficielles et évoluent peu. Malgré tout, ça reste un manga agréable et facile à lire grâce à son dynamisme et son humour. J’apprécie les gags, en général, mais je n’aime pas quand ça vient interrompre un moment de tension et/ou de passion. J’ai l’impression de rester sur ma faim dans ses moments-là et je trouve ça dommage. Enfin, je terminerai sur le fanservice que Watase Yū manie intelligemment. Il contribue à rendre l’histoire attrayante malgré le manque de bishōnen. Car pour moi, l’histoire n’en compte qu’un seul : Sudō Manato. Je ne pense pas qu’Hayami Tōru puisse être qualifié de bishōnen.
Shishunki miman okotowari n’est à mon avis pas un manga à lire impérativement mais les fans inconditionnels de Watase Yū seront heureux de lire une des premières histoires de la célèbre mangaka. Elle livre, en bonus, quelques dessins réalisés lorsqu’elle était elle-même adolescente et c’est assez frappant de voir l’évolution de son style. Ceux que les bonus de Watase Yū n’intéressent pas le moins du monde mais qui toutefois cherchent une histoire pas longue et sans prise de tête pour passer le temps seront tout aussi satisfaits. Les autres risquent d’être déçus par un manque de profondeur dans l’intrigue et dans la relation des personnages. Mais les dessins sont beaux, les personnages principaux sont agréables à regarder et les personnages secondaires ne sont pas en reste. On sent d’ailleurs que la jeune Watase Yū avait passé plus de temps à penser au caractère de ses personnages qu’au déroulement de l’intrigue.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

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5 Responses

  1. 12 octobre 2015

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  2. 28 janvier 2016

    […] Après Shishunki miman okotowari, Watase Yū est de retour avec une série plus longue et plus complexe. Fushigi Yūgi est un énorme succès commercial et c’est certainement son œuvre la plus populaire. Une héroïne entourée de bishōnen, dans un monde alternatif : c’est LA bonne recette du shōjo manga. Watase Yū a toujours un bon commentaire à écrire en marge et n’a pas perdu son sens de l’humour. J’ai adoré sa façon de parodier les scènes dramatiques du manga. Son dessin est toujours aussi beau, plus assuré et offre un plaisant voyage en bonne compagnie. Même vingt ans plus tard, les dix-huit volumes se lisent facilement et rapidement. […]

  3. 13 février 2016

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