[Film d’animation] Marmalade♥Boy

Marmalade♥Boy est un film d’animation réalisé par Yabe Akinori et produit par TOEI ANIMATION. Diffusée pour la première fois au Japon le 4 mars 1995, cette comédie romantique de 26 minutes est l’episode zero de la série TV du même nom.

Un film assez mignon

Matsūra Yū et Koishikawa Miki.

Matsūra Yū et Koishikawa Miki.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, petit rappel : les parents de Koishikawa Miki lui annoncent leur intention de divorcer suite à leur rencontre, lors d’un voyage à Hawaï, avec le couple Matsuura. Les Koishikawa et les Matsuura s’entendent bien au point de faire un échange de partenaires et d’emménager tous ensemble dans une grande maison. Dans cette situation hors du commun, Miki n’est pas seule : les Matsuura ont un fils, Yū, et ce dernier ne la laisse pas indifférente. Yū finit par sortir avec Miki mais il est parallèlement à la recherche de son père biologique persuadé que Matsuura Yōji ne l’est pas.
Dans ce film, on apprend qu’avant leur rencontre officielle, Yū avait déjà vu Miki et en était déjà tombé amoureux. En général, je n’aime pas ce genre de liberté prise avec l’œuvre originale mais je reconnais que ce film est assez mignon.

Ça fait un peu stalker

Matsūra Yōji et Chiyako.

Matsūra Yōji et Chiyako.

Dans le manga et la série TV, on voit l’histoire du point de vue de Miki. Dans le film, on la voit du point de vue de Yū. Admirateurs et admiratrices de Yū, vous allez être ravis : on ne voit quasiment que lui. On assiste à l’annonce du divorce des Matsuura et en réponse, le peu de réaction de leur fils.

Yū s’anime quand il découvre Koishikawa Miki, une fille enjouée à la personnalité un brin enfantine. Yū la regarde de loin jouer au tennis, s’amuser avec des enfants ou encore manger une glace avec sa meilleure amie, la belle Akizuki Meiko. Écrit comme ça, ça fait un peu stalker mais évidemment, ce n’est pas ce qu’on ressent en regardant Marmalade♥Boy.

Les défauts de l’anime

Akizuki Meiko et Koishikawa Miki.

Akizuki Meiko et Koishikawa Miki.

J’étais moins remontée après avoir vu le film qu’après avoir vu la série TV. Finalement, le film, contrairement à la série TV, fait peu d’entorse à l’histoire originale du manga. Vous me direz 26 minutes, ça laisse peu de temps pour faire des bourdes. Et je vais être honnête avec vous, voir Yū pendant presque tout le film m’a comblée de bonheur.
Y a toujours quelques défauts comme cette couleur verte dont je me plaignais déjà dans la série TV ou encore quelques allures bizarres dues à de trop larges épaules mais rien de très grave. L’air mélancolique de Yū devrait vous faire sentir le cœur battre la chamade et vous faire oublier les défauts de l’anime.

Tenues mignonnes et bien colorées

Enfants déguisés en super héros.

Enfants déguisés en super héros.

Les tenues vestimentaires sont toujours fidèles à l’œuvre originale. Dans l’ensemble, ce sont les mêmes que celles de la série TV avec, comme je m’en plaignais plus haut, cette couleur verte, bien trop vive à mon goût. Miki est toujours aussi mignonne en tenue de tennis et Meiko est toujours aussi élégante. Miki porte toujours des tenues un peu trop amples à mon goût mais après tout, c’est ce qui fait son personnage. Quant à Yū, on le voit aussi dans diverses tenues : en uniforme scolaire au début et à la fin du film, en chemise vert fluo chez lui et blanche à l’extérieur. J’ai préféré la chemise blanche, le vert fluo faisait trop mal aux yeux. Les tenues des enfants, déguisés en super héros, étaient mignonnes et bien colorées aussi.

Du point de vue de Yū

Matsūra Yū.

Matsūra Yū.

Les musiques et le doublage ne changent pas de la série TV et c’est tant mieux. J’ai été heureuse de réentendre l’opening theme, Egao ni aitai que j’adore. J’ai également aimé l’insert song, melody-dakishimete-, interprété par Kōda Mariko qui est la doubleuse de Koishikawa Miki. Matsūra Yū est toujours doublé par l’excellent Okiayu Ryōtarō (Keith Black dans PROJECT ARMS).

Cet episode zero m’a conquise. J’ai apprécié qu’on puisse voir l’histoire du point de vue de Yū, ce qui n’est pas le cas dans le manga et la série TV. Vous pouvez regarder le film Marmalade♥Boy sans avoir vu la série TV mais il faudra quand même avoir au moins lu le manga pour situer les choses.

[TV anime] Marmalade♥Boy

Marmalade♥Boy est une série TV réalisée par Yabe Akinori et produite par ABC (Asahi Broadcasting Corporation), ASATSU-DK et TOEI ANIMATION. Diffusée pour la première fois au Japon le 13 mars 1994, cette comédie romantique compte 76 épisodes de 24 minutes environ. Cet anime est l’adaptation du manga Marmalade・Boy de Yoshimizu Wataru.

Anime original story

Koishikawa Miki et Akizuki Meiko.

Koishikawa Miki et Akizuki Meiko.

Fondamentalement, l’histoire est la même que celle du manga : les parents de Koishikawa Miki lui annoncent leur intention de divorcer. Ils ont rencontré lors d’un voyage à Hawaï le couple Matsuura avec qui ils s’entendent bien. Les Koishikawa et les Matsuura s’entendent tellement bien qu’ils souhaitent faire un échange de partenaires et emménager tous ensemble dans une grande maison. Dans cette situation hors du commun, Miki n’est pas seule : les Matsuura ont un fils, Yū, et ce dernier ne la laisse pas indifférente. Yū est à la recherche de son père biologique persuadé que ce n’est pas Matsuura Yōji. Évidemment, il est lui aussi attiré par Miki.
Si le manga est une merveille, on ne peut pas en dire autant de l’anime qui, comme souvent, souffre d’une mauvaise adaptation. Il y a pourtant des choses positives comme de belles musiques, un excellent doublage et au début, l’histoire suivait plutôt fidèlement celle du manga. Mais par la suite, on a eu droit à des anime original chara et anime original story et là, les choses ont commencé à se gâter.

Anime original chara

Matsūra Yū et Koishikawa Miki.

Matsuura Yū et Koishikawa Miki.

J’ai parlé des personnages principaux dans l’article consacré au manga alors ici, je vais plutôt râler au sujet des anime original chara car vraiment, j’ai trouvé que leur introduction dans l’intrigue dénature énormément la personnalité et l’histoire des personnages et principalement celles de Yū. Je ne vais pas parler de Momoi Ryōko, de Kijima Takuji ou de Takase Yayoi qui, eux, ne gênent pas énormément l’histoire. Celle qui m’a le plus gênée, c’est Kitahara Anju, l’amie d’enfance de Yū. C’est une fille calme et de faible constitution qui, bien sûr, est amoureuse de Yū. Voilà, dans l’anime, ils ont considéré qu’Arimi, Suzu et Kei n’avaient pas suffisamment gêné le couple Yū/Miki et ont rajouté Kitahara Anju. J’ai trouvé ridicule qu’elle soit présentée comme son amie d’enfance et pire, comme le premier amour de Yū. Kitahara Anju brouille vraiment l’histoire et la personnalité de Yū. J’ai trouvé inacceptable que, plusieurs fois dans l’anime, Yū délaisse Miki pour aller passer du temps avec Anju. Pour moi, ça va à l’encontre de ce qui est raconté dans le manga. Dans le même registre, que Yū décide d’aller étudier aux Etats-Unis est aussi une aberration. Il n’y va pas pour s’éloigner de Miki comme c’est le cas dans le manga (et encore dans le manga, il ne part pas aussi loin) mais pour ses études. Yū passe alors pour un sacré égoïste. Encore une fois, dans le manga, pour rien au monde il ne se serait autant éloigné de Miki.

Couleurs criardes

Koishikawa Miki et Suō Ginta.

Koishikawa Miki et Suō Ginta.

Je fais rarement attention à ce genre de détails mais ici, ça m’a particulièrement marquée : j’ai trouvé que les couleurs étaient laides, criardes et mal associées. Et il y en une que je ne pouvais plus voir à la fin de l’anime : le vert. Tout au long de la série, j’ai eu l’impression qu’il y avait du vert partout. Aussi, j’ai parfois trouvé que les personnages masculins ont de trop larges épaules et les jambes trop fines et démesurément longues. Ça leur donne une allure bizarre. Certaines scènes, comme celle où Miki réfléchit à sa situation en salle de classe dans l’épisode 2, sont complètement superflues. Dans ce même épisode, Yū est interviewé par le club de journalisme après qu’il ait embrassé Miki à l’infirmerie alors que dans le manga, il est interviewé avant. Ce n’est pas bien grave mais je trouve quand même dommage que ce genre de détail ne soit pas respecté. Mais pour parler des points positifs, l’humour et l’ambiance du manga ainsi que les expressions des personnages sont particulièrement bien respectés.

Uniformes et vêtements de sport

Suō Ginta et Suzuki Arimi.

Suō Ginta et Suzuki Arimi.

Les tenues vestimentaires sont aussi fidèles à l’œuvre originale. Dans l’ensemble, ce sont les mêmes que celles du manga. La couleur en plus. Comme je le disais plus haut, les couleurs ne sont pas très belles et souvent bien trop vives à mon goût. Les vêtements, souvent amples, ne mettent pas bien en valeur les personnages, surtout les personnages féminins, mais rendent bien hommage aux années 1990. L’uniforme bleu que portent Yū, Ginta et Satoshi à l’école est sobre et leur va bien. En revanche, je n’ai pas aimé l’uniforme vert que portent Miki et Meiko. Quant à Arimi, elle fréquente une autre école dont l’uniforme n’est pas vraiment mieux que celui de l’école de Miki. Heureusement, les tenues de tennis de Miki étaient plutôt mignonnes et ça n’a pas donné lieu à du fanservice. Je trouve qu’il n’y a rien de plus stupide que le fanservice lors d’une partie de tennis dans les anime. J’ai beaucoup aimé les tenues moins amples et plus féminines d’Arimi qui est sûrement le personnage féminin le mieux habillé de la série. Toujours vestimentairement parlant, c’est aussi la plus en phase avec son âge, Miki s’habillant comme une enfant et Meiko comme une adulte.

De grands noms au casting

Miwa Satoshi et Akizuki Meiko.

Miwa Satoshi et Akizuki Meiko.

Je finis avec LE point fort de Marmalade♥Boy : les musiques et le doublage. Je n’ai pas trouvé les ending themes exceptionnels mais l’opening theme, Egao ni aitai, lui je l’adore. J’aime également l’insert song, MOMENT, interprété par Kōda Mariko qui est la doubleuse de Koishikawa Miki. Et outre Kōda Mariko, on trouve de grands noms au casting de cet anime. Matsuura Yū est doublé par Okiayu Ryōtarō (Keith Black dans PROJECT ARMS), Namura Shin’ichi par Furuya Tōru (Amuro Ray dans Kidō Senshi GUNDAM), Suzuki Arimi par Hisakawa Aya (Kamio Haruko dans AIR) et Tsuchiya Kei par Ishida Akira (Kent dans AMNESIA). Les anime original chara sont aussi doublés par des stars. Michael Grant est doublé par Midorikawa Hikaru (Tamahome dans Fushigi Yūgi), Brian Grant par Morikawa Toshiyuki (Carrossur Dawn dans MADLAX) et Will par Hiyama Nobuyuki (Hiei dans Yū☆Yū☆Hakusho).

J’ai tellement aimé le manga Marmalade・Boy que je n’ai pas pu apprécier cette adaptation animée. Les anime original chara et anime original story n’avaient, à mon avis, rien à faire ici. Passez votre chemin sauf si vous cherchez un anime bien niais avec une héroïne qui passe son temps à pleurer.

[Manga] Marmalade・Boy

Marmalade・Boy est un manga de Yoshizumi Wataru. Le premier des huit volumes est sorti le 13 décembre 1992 aux éditions SHUEISHA dans la collection RIBON MASCOT COMICS. Le manga avait été pré-publié à partir de mai 1992 dans le magazine mensuel RIBON des éditions SHUEISHA.

Yū et Miki

Première de couverture du premier volume.

Première de couverture du premier volume.

Un jour, les parents de Koishikawa Miki lui annoncent leur intention de divorcer. Ils ont rencontré lors d’un voyage à Hawaï le couple Matsuura avec qui ils s’entendent bien. Les Koishikawa et les Matsuura s’entendent tellement bien qu’ils souhaitent faire un échange de partenaires et emménager tous ensemble dans une grande maison. Dans cette situation hors du commun, Miki n’est pas seule : les Matsuura ont un fils, Yū, et ce dernier ne la laisse pas indifférente. Yū est à la recherche de son père biologique persuadé que ce n’est pas Matsuura Yōji. Évidemment, il est lui aussi attiré par Miki.

Deux adolescents amoureux qui vivent sous le même toit, la situation pourrait être sexuellement tendue mais Yū n’est pas Manato et Marmalade・Boy se passe en toute innocence. Même si Yū et Miki deviennent un couple dès le cinquième volume, l’histoire ne s’essouffle pas. En bonne héroïne de shōjo manga, Miki doute constamment de ses sentiments et/ou de ceux de Yū aidée par l’apparition de nombreux personnages secondaires. Les quiproquos et triangles amoureux sont au rendez-vous sans faire tourner l’histoire en rond. Marmalade・Boy, c’est aussi du tennis, des gags, du mystère et des amours interdits. Le dessin de Yoshimizu Wataru est sublime : ses personnages sont séduisants, bien proportionnés et très expressifs. Les cheveux et les yeux, en particulier, sont détaillés de façon sublime. Huit volumes, c’est relativement court mais la mangaka réussit à offrir une intrigue profonde et bien équilibrée malgré un manque évident de suspens. Dès le début, on sait comment la série va se finir mais ça n’empêche pas l’histoire d’être captivante.

Leurs parents et leurs amis

Un jour, les parents de Miki lui annoncent leur intention de divorcer.

Un jour, les parents de Miki lui annoncent leur intention de divorcer.

Koishikawa Miki est le personnage principal. Au début de l’histoire, elle est en première année de lycée et on suit ses aventures jusqu’à son entrée à l’université. C’est une fille enjouée à la personnalité un brin enfantine. Miki est une kikokushijo1 : elle est née à Londres et y a vécu jusqu’à ses deux ans. Elle est mauvaise cuisinière mais bonne joueuse de tennis.
Matsuura Yū a tout pour lui : bishōnen, bon élève, sportif et bon cuisinier. Il a, bien sûr, beaucoup de succès auprès des filles. Il peut paraître prétentieux au premier abord mais c’est juste un garçon qui a du mal à exprimer ses sentiments. Avant Miki, il n’a jamais eu de personne importante à ses yeux.
Koishikawa Jin et Rumi sont les parents de Miki. Matsuura Yōji et Chiyako sont les parents de Yū. Suite aux divorces et aux nouveaux mariages Koishikawa Rumi et Matsuura Chiyako deviennent Matsuura Rumi et Koishikawa Chiyako.
Suō Ginta est un camarade de classe et ami de Miki, du genre déterminé et impulsif. Au collège, Ginta et Miki étaient amoureux l’un de l’autre mais suite à un malentendu, ils ne sont jamais sortis ensemble et sont restés amis. Ginta joue au tennis dans le même club que Miki.
Akizuki Meiko est une camarade de classe et amie dont Miki est très fière. C’est une jolie fille aux longs cheveux permanentés et à la personnalité mystérieuse. Sa façon de s’exprimer et de se comporter lui donne l’air d’une adulte. Elle est passionnée de littérature ; son auteur préféré est John Updike. Miwa Satoshi est le président du conseil des élèves et un ami de Yū. Son père est un célèbre architecte. Et je n’en dirai pas plus sur Satoshi ni sur les autres personnages pour ne pas dévoiler l’intrigue.

Expressions

Akizuki Meiko est une camarade de classe et amie dont Miki est très fière.

Akizuki Meiko est une camarade de classe et amie dont Miki est très fière.

J’ai adoré les expressions de Miki : la stupeur, l’horreur, l’exaspération et la perplexité qui se lisent sur son visage ont souvent un effet comique. Yū et Meiko, en revanche, sont moins expressifs et ont souvent un sourire poli sur les lèvres quand ils n’ont pas le visage grave. Le regard de Meiko à Ginta quand elle lui interdit de se mettre entre Yū et Miki est particulièrement mémorable. Je trouve que Yū et Meiko se ressemblent beaucoup et, comme Suzu, je pense qu’ils auraient fait un beau couple. Du côté des relations, j’ai bien sûr adoré le triangle amoureux formé par Miki, Ginta et Yū. Par la suite, j’ai moins aimé l’intrusion des autres personnages (Arimi, Kei, Suzu) mais sans eux, l’histoire de Yū et Miki aurait été bien trop simple. D’ailleurs, si j’avais un reproche à faire au manga, je dirais que je trouve que le couple ne rencontre finalement pas beaucoup d’obstacles et que les personnalités de Yū et de Miki sont bien trop lisses. Il n’y a pas eu assez d’éclats à mon goût mais après tout, c’est plutôt en accord avec les personnalités des personnages donc c’est bien ainsi. Parenthèse vestimentaire : je trouve qu’Arimi vient équilibrer le casting. Son côté oshare, est un bon compris entre le look strict de Meiko et le look enfantin de Miki.

Je n’arrive pas vraiment à saisir pourquoi Marmalade・Boy est un manga qui me captive tant mais je pense que c’est grâce à l’ambiance générale, à l’humour, aux quiproquos et bien sûr grâce aux personnages principaux, Yū et Miki, qui sont très attachants et attendrissants. Particulièrement Yū. Je les ai peu évoqués mais les autres personnages ne sont pas en reste. Marmalade・Boy est un classique du shōjo manga ; si vous en avez l’occasion, lisez-le sans hésiter.

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1. Kikokushijo (帰国子女, littéralement « enfants rapatriés ») est un terme japonais désignant généralement les enfants de Japonais expatriés qui ont fait une partie de leurs études en dehors du Japon avant d’y revenir.