[TV anime] Ayashi no Ceres

Ayashi no Ceres est une série TV réalisée par Kamegaki Hajime et produite par SHOGAKUKAN, BANDAI VISUAL et le studio Pierrot. Diffusée pour la première fois au Japon du 20 avril au 28 septembre 2000, cette série de fantasy compte 24 épisodes d’environ 24 minutes. Cet anime est l’adaptation du manga du même nom de Watase Yū.

Animation réussie

Ayashi no Ceres

Mikage Aki et Aya.

Mikage Aya est une lycéenne tout ce qu’il y a de plus normal qui vit avec ses parents et son frère jumeau Aki. Mais le jour de ses seize ans, sa vie bascule quand elle se rend avec sa famille chez son grand-père pour respecter une tradition familiale. Devant toute leur famille réunie, Aya se transforme en Tennyo à la vue d’une main momifiée tandis que le corps d’Aki se couvre de blessures. Il s’avère qu’Aya et Aki sont les réincarnations des ancêtres de la famille Mikage et que le pouvoir de la Tennyo est à l’origine de la calamité qui accable la famille Mikage. Craignant le malheur, les membres de la famille Mikage décident de tuer Aya mais la jeune fille est sauvée par Aogiri Suzumi, une autre descendante de Tennyo qui a senti le danger.
Dès les 2 premiers épisodes, le message est clair : l’adaptation animée d’Ayashi no Ceres n’est pas fidèle au manga. Dommage car peu de reproches pour le reste : l’animation est belle et le chara design est plaisant.

Énorme déception

Ayashi no Ceres

Oda Kyū et Aogiri Yūhi.

Aya est la réincarnation de la Tennyo venue du ciel, Ceres. Cette dernière se manifeste dans le but de récupérer l’hagoromo (littéralement l’habit de plumes) des mains de la famille Mikage. Malgré le pétrin dans lequel elle se trouve, Aya trouve le temps de tomber amoureuse de Tōya, le bishōnen amnésique. Dans le but de retrouver la mémoire, Tōya travaille pour Mikage Kagami, le cousin d’Aya. Sa mission consiste à surveiller cette dernière et à capturer des Tennyo et évidemment, il finit par tomber amoureux d’Aya. Il y en a un autre qui aime Aya, c’est Aogiri Yūhi, le jeune beau-frère d’Aogiri Suzumi. Sur les indications de cette dernière, c’est lui qui se rend chez les Mikage pour sauver Aya et il devient ainsi son garde-du-corps. Aogiri Suzumi est la jeune veuve du défunt frère de Yūhi. Et puis il y a Oda Kyū, la servante de la famille Aogiri, sosie d’ObaQ. Kuruma Chidori (la Tennyo de Tochigi, Pallas) et Tsukasa Shuro (la Tennyo d’Okinawa, Juno), qui étaient des personnages importants dans le manga, ne sont que des personnages secondaires dans l’anime. Particulièrement Shuro qui n’apparaît que dans un seul épisode à la fin de la série ! C’est pour moi une énorme déception.

Le C-Project de Kagami

Ayashi no Ceres

Ceres et Aogiri Yūhi.

Vingt-quatre épisodes, ce n’était pas suffisant pour adapter les quatorze volumes du manga. Il a donc fallu faire disparaître certains passages et c’est comme ça qu’on se retrouve avec une histoire confuse. Shuro ne rencontre pas une seule fois Aya dans l’anime mais finit tout de même par se sacrifier pour tenter de la sauver. Dans le manga, c’est un magnifique moment mais dans l’anime on se demande bien pourquoi Shuro fait une chose pareille. Le C-Project de Kagami, qui est à l’origine des problème d’Aya, est mal expliqué et tout plein de détails de ce genre m’ont contrariée. J’ai aussi trouvé que l’anime accentue plus la violence, surtout de la part d’Aki. D’une façon générale, Ayashi no Ceres m’a déçue et m’a peu touchée. Au mieux, j’étais contente de retrouver les personnages auxquels je m’étais attachée dans le manga mais je ne me suis pas du tout sentie concernée par ce qui leur arrivait.

Toutes sortes d’émotions

Ayashi no Ceres

L’histoire se déroule dans le Japon moderne.

L’animation du studio Pierrot est réussie sans être extraordinaire. En tout cas, je n’y ai pas trouvé énormément de défauts comme ça avait été le cas pour Fushigi Yūgi : pas de cycles (ces éléments qui bougent selon un mouvement répétitif et périodique) qui sautent aux yeux et les personnages se marient bien avec le décor.

Il y a beaucoup de plans fixes sur les visages des personnages ce qui me plaît énormément surtout quand il s’agit de Tōya et d’Aki (mes personnages préférés !). Ça met en valeur les traits stylisés de leurs visages et leurs yeux, sublimes comme toujours, qui véhiculent à merveilles toutes sortes d’émotions. Les quelques images de synthèse dont je me serais bien passée mais objectivement elles n’agressent pas les yeux et se marient plutôt bien avec le reste de l’art.

Lisez plutôt le manga

Ayashi no Ceres

Tōya travaille pour Mikage Kagami.

Le point fort d’Ayashi no Ceres, c’est la musique et le doublage. L’opening theme, Scarlet, est magnifiquement interprété par la seiyū de Ceres, Iwao Junko. Les deux ending themes, ONE〜kono yo ga hatete mo hanarenai〜 et Cross My Heart, de DAY-BREAK sont aussi très beaux. En revanche, j’ai été déçue de la chanson de Shuro, Mugen no kaze. Décidément, rien n’allait avec Shuro, pas même sa seiyū qui n’était pas Ogata Megumi comme je l’imaginais en lisant le manga mais Sasaki Shizuka. Heureusement, le reste du casting est fabuleux et j’ai eu la joie d’entendre Konishi Katsuyuki (Garcia dans AVENGER) dans le rôle de Tōya. J’adore la voix de cet homme. Mais il y a aussi Itō Kentarō (Yūhi), Kujira (Oda Kyū), Chiba Susumu (Aki), Miki Shin’ichirō (Mikagi) et Seki Tomokazu (Alexander). Que du beau monde !

Bilan mitigé pour Ayashi no Ceres. L’adaptation désinvolte et la quasi-absence de Shuro m’ont vraiment déçue mais j’ai tout de même apprécié l’animation, la musique et le doublage. C’est agréable à regarder mais pour bien saisir la complexité de l’intrigue, lisez plutôt le manga.

Coralie

J'aime les anime, manga et jeux vidéo en version originale. Mes sujets favoris sont Tetsuwan Atom, les jeux Famicom, Watase Yū et les jeux d'Otomate.

You may also like...

Leave a Reply

%d bloggers like this: