[Manga] Zoku・Shishunki miman okotowari

Zoku・Shishunki miman okotowari est un manga illustré par Watase Yū. Le premier des trois volumes est sorti le 20 mars 1993 aux éditions SHOGAKUKAN dans la collection FLOWER COMICS. Le manga avait été pré-publié à partir de février 1992 dans le magazine bimensuel Sho-Comi des éditions SHOGAKUKAN. Il s’agit de la suite du manga Shishunki miman okotowari.

Un développement bienvenu

Première de couverture du premier volume.

Première de couverture du premier volume.

Un rappel de l’histoire pour ceux qui n’ont pas lu les trois volumes de Shishunki miman okotowari : après le décès de sa mère emportée par la maladie, Higuchi Asuka quitte son Hokkaidō natale pour se rendre à la capitale à la recherche du père qu’elle n’a jamais connu. Quand elle parvient à trouver la maison de son père, elle y trouve un frère, Sudō Manato, et une sœur, Sudō Kazusa, à peine plus jeunes qu’elle, qui vivent seuls sous le même toit. Pour couronner le tout, Manato et Kazusa n’ont, eux non plus, jamais rencontré leur père. Dans l’espoir de rencontrer ce dernier, Asuka s’installe dans la maison avec son frère et sa sœur. Mais les relations entre les deux sœurs sont mauvaises : Kazusa voit d’un mauvais œil l’arrivée d’Asuka craignant pour son intimité avec Manato. Mais Asuka ne se laisse pas abattre et intègre l’école dans lequel son père officie en tant que président du conseil d’administration.

Bien des choses se sont passées dans les trois volumes de Shishunki miman okotowari et on retrouve ici une Asuka et un Manato plus amoureux que jamais. Fini donc le triangle amoureux et l’histoire d’amour compliquée mais nos deux héros arrivent tout de même à se trouver dans des situations qui mettent leurs sentiments à l’épreuve (il faut quand même bien qu’il se passe quelque chose). C’est l’occasion pour Watase Yū de donner un ton plus adulte à son histoire d’adolescents mais aussi d’apporter un développement bienvenu à ses personnages secondaires et à d’autres romances comme celle de Kazusa et Tōru. Avec toujours une bonne touche d’humour, de fanservice et d’H scenes sans vulgarité comme Watase Yū sait faire.

Sosie, garde du corps, imposteur…

On retrouve Asuka et Manato plus amoureux que jamais.

On retrouve Asuka et Manato plus amoureux que jamais.

L’héroïne, Sudō Asuka est le genre de fille qui monte à moto sans casque. Enfant, elle est victime d’harcèlement scolaire et devient en grandissant une délinquante. Mais elle finit par retrouver le droit chemin. Elle a d’extraordinaires réflexes et est ridiculement douée pour la bagarre. En contrepartie, elle a pas grand-chose dans la tête et est assez insouciante. En retard d’un an, elle est dans la même classe que son frère Manato et sa sœur Kazusa. Sudō Manato est le frère cadet d’Asuka et le frère aîné de Kazusa. Il fréquente le club de karate de l’école. Il est un peu pervers mais a d’excellentes notes (l’un n’empêche évidemment pas l’autre). Sudō Kazusa est la petite sœur d’Asuka et de Manato. Plutôt cool (dans le sens japonais du terme), son brother complex est maintenant de l’histoire ancienne. Hayami Tōru est un délinquant, ami de Manato mais on ne sait pas trop s’ils s’entendent bien ou pas. Kamiya Yōko est une camarade de classe d’Asuka et des trois autres personnages. C’est une jeune fille de bonne famille qui fréquente le club de gymnastique. Elle considère Asuka comme sa rivale. Et enfin Yashiro Kyōyu est le professeur principal de tout ce beau monde. Il est le père biologique d’Asuka et de Kasusa et le père adoptif de Manato.

Zoku・Shishunki miman okotowari est l’occasion pour Watase Yū de faire apparaître de nouveaux personnages, secondaires certes, mais qui m’ont beaucoup plu comme Shima Takanari, le sosie de Manato, Sonoda, le beau garde du corps de Yōko, Shibata Shōma, le bel imposteur, Yajima Yumiko, l’innocente collégienne, l’androgyne Takahoka Mahiro et la sexy Taga Misato. J’ai particulièrement aimé Shibata Shōma que j’ai trouvé encore plus beau que Manato.

Sujets sensibles

Le brother complex de Kazusa est maintenant de l’histoire ancienne.

Le brother complex de Kazusa est maintenant de l’histoire ancienne.

Je me plaignais au sujet de Shishunki miman okotowari que trois volumes, c’était bien trop peu pour produire une intrigue complexe et des relations approfondies. Eh bien, grâce aux trois volumes supplémentaires de Zoku・Shishunki miman okotowari, l’histoire a pu être approfondie même si le suspens n’est toujours pas au rendez-vous. Les relations, elles, n’ont pas trop évoluées en revanche. La fin de l’histoire m’a un peu prise au dépourvue et je me demande s’il y aura une suite. Quoiqu’il en soit, comme Shishunki miman okotowari, ce manga est agréable et facile à lire grâce à son dynamisme et son humour. J’ai adoré les gags, et particulièrement celui qui repose sur le malentendu au sujet de Takahoka Mahiro. Enfin, je me plaignais dans Shishunki miman okotowari du manque de bishōnen : ici, il y en a plein ! Manato, bien sûr, mais aussi son sosie Takanari, et surtout, comme je l’ai dit plus haut Shibata Shōma. Même Tōru s’approche de ma vision du bishōnen.

Watase Yū a bien eu raison d’insister auprès de son éditeur pour donner une suite à Shishunki miman okotowari. Zoku・Shishunki miman okotowari n’est certainement pas un chef d’œuvre, loin de là, mais ça reste un manga très divertissant et un beau témoignage de la vie adolescente et des problèmes qui vont avec comme l’amour et le regard des autres, entres autres. Les dessins sont toujours aussi beaux, les personnages principaux sont agréables à regarder et les personnages secondaires ne sont pas en reste. Dommage, d’ailleurs, que les personnages secondaires ne font pas plus d’une apparition, j’aurais vraiment aimé revoir Shibata Shōma. Les sujets sensibles ne manquent pas mais sont traités légèrement et intelligemment. Le lecteur de shōjo manga averti n’y verra rien de choquant et encore une fois, l’histoire ne sombre à aucun moment dans la vulgarité.

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